On écrivoit alors as O&es pour aux oies
II, 12 et i3. Rues très connues et contigues.
14. C'est la rue des Menestriers. On les appelloit alors Jongleurs, mot formé du latin Jaculator.
i5 et 16. Rues contigues.
Et en la rue Lingariere *
La ou leva mainte plastriere
D'archal mise en œuvr pour voir (pour vrai)
Plusieurs gens pour leur vie avoir
Et puis la rue Sendebours
La Trefilliere^ a l'un des bous,
Et Quiquempoit' que j'ai moult chier;
La rue Auberi le Bouchier ^
Et puis la Conreerie * aussi,
La rue Amauri de. Roussi^ j
En contre Troussevache ^ chiet;
Que Diex gart qu'il ne nous meschiet (arriv€)y
Et la rue du Vin-le-Roy^y
Dieu grâce on n'a point de desroy (détour)
En la Vie:[ Monnoie^ par sens
M'en ving aussi conpar à sens (de dessein formel).
Au-dessus d'iluec un petit
Trouvai le Grand et le Petit
Marivaux^®, **, si comme il me semble;
Li uns à l'autre bien s'asamble ;
Au dessous siet la Hiaumerie^^
Et assez prez la Lormerie^^
Et parmi la Basennerie**
I. Celle-cy est inconnue i Sauvai, et ne se trouve point dans la liste du XV siècle, i moins que ce ne soit celle de la Plastaye, que le PoCte semble désigner par les Plastrieres dont il parle. Au reste, ce peut être la rue de la Corroycric ou la rue Maubué. Cette dernière est dans le catalogue du XV siècle.
3. Sauvai, p. 170, dit avoir vu un rolle de l'an i3oo, où elle est écrite la rue Hendebourg la Treffeliere. Je croirois que ce seroit une faute de copiste d'avoir écrit Sendebourg, Hendeburgis me paroissant plus teutonique que Sendeburgis. Il semble que c'est la rue de Venise qui la représente.
3, 4. Sur la rue de Quiquenpoix, voyez cy-dessus page 169 : j'ajouterai seulement que dans le Cartulaire de Sorbonne à Tan 1 333, il est fait mention d'un Nicolas de Kiquenpoit, qui pourroit bien avoir donné son nom i cette rue.
5. Le dénombrement des rues du XV siècle l'appelle rue de la Courroierie. Dans un acte de i53o que j'ai vu, elle est dite rue Vieille-Courroierie, et il y avoit dès-lors une maison avec l'enseigne des cinq Diamans. C'est ce qui lui a fait changer son nom. Un autre acte du 17 Février 1578 l'appelle rue de la fontaine des cinq Diamans. Voyez aussi Sauvai, p. i3i.
6. Cette rue que plusieurs titres vus par Sauvai qualifient rue Amaurri de Roissi de Rossiaco, et non de Rossiart qui est une faute d'impression, est représentée aujourd'hui par la rue Ognart.
7. 8 et 9. De la rue Trousse-vache on entre en celle des trois Maures qui n'est point nommée ici. D'où j'infère que cette rue des trois Maures est la rue du Vin-le-Roy de notre Poète. Il n'y a de cette dernière rue à celle de la Vieille Monnoye que vingt pas. Elle a été appellèe vers 1400 la rue Guillaume Joce.
10 et II. Ces deux rues subsistent; et dans la grande rue Marivaux est un cul-de-sac assez profond, dit le cul-de-sac des Etuves, dont il n'est point parlé ici.
13 et i3. De la rue de la Heaumerie on passe directement en celle des Ecrivains dont le Poète ne parle point : ainsi les Lormiers sortis de la Cité s'étoient psut-être placés en cette rue avant que les Ecrivains y vinssent ; ou bien il faut dire que la rue des Lormiers étoit celle qui subsistoit en 1408, sous le nom de Guichard le Blanc, suivant un titre du Prieuré de S. Eloy et qui se trouve aujourd'hui réduite en cul-de-sac, dit du Chat blanc, qui a son entrée par la rue S. Jacques de la Boucherie.
14. Ce ne peut être que la rue Trognon, parce qu'elle donne dans celle d'Avignon.
Ving en la rue Jehan le Conte ^ ;
La Savonnerie^ en mon conte
Ai mise : Par la Pierre o let ^
Ving en la rue Jehan Pain molet*,
Puis truis (trouvai) la rue des Arsis ^
Sus un siège un petit m'assis
Pour ce que le repos fu bon :
Puis truis les deux rues saint Bon ^, ^,
Lors ving en la Buffeterie^^
Tantost trouvai la Lamperie^
Et puis la rue de la Porte
Saint Mesri ^^ \ mon chemin s'apporte
Droit en la rue a Bouvet ins**
Par la rue à Chavetiers *^. tins
Ma voie en la rue de V Es table
Du Cloistre*^ qui est honestable
De S. Mesri en Baillehoe ^^
Ou je trouvai beaucoup de boe
Et une rue de renon.
Rue neuve Saint Mesri *' a non.
Tantost trouvai la Cour Robert
De Paris ^^, Mes par saint Lambert
Rue Pierre o lart*^ siet près,
I. C'est la rae d' Avignon comme l'assure Sauvai, p. m. a. Cette rue a conservé son nom et est du voisinage.
3, 4, 3. La Pierre-au-lait est devant S. Jacques de la Boucherie. Les deux rues voisines sont connues.
6 et 7. On ne connoit aujourd'hui qu'une seule rue S. Bon, laquelle passe devant l'Eglise de ce nom. L'autre rue de S. Bon est celle qui de la rue des Arcis va aboutir au portail de la même Eglise, et qu'on appelle à présent la rue de la Lanterne.
8. 11 est prouvé dans Sauvai, p. 147, que la rue des Lombards étoit appelléejau XIII siècle Viens Buffeteriœ,
9. Il y a grande apparence que ce qui a succédé à cette rue est quelque cul-de-sac. 11 s'en présente deux assez considérables tout proche la rue des Lombards, l'un appelle le cul-dc-sac de S. Fiacre, rue S. Martin, l'autre dit le cul-de-sac des Etuves, rue Marivaux.
10. Elle conduisoit ou étoit voisine d'une porte dite anciennement la porte S. Merry, mais elle devoit faire partie de ce qu'on appelle auiourd'hui la rue S. Martin.
II, 13, i3. 11 paroit qu'on d)it connoitre ces trois rues dans celle de Taille-pain qui est double, étant en forme d'équerre et dans le cul-de-sac du Bœuf qui étoit une rue dans laquelle avoit issue une maison sise rue du Temple, avant que le nom de rue S. Avoye fut usité. Ex Tab. Ep. Paris.
14. Sauvai assure que Baillehoe, proche S. Merry, est la rue Brise-miche, et il en donne la preuve page lai.
i3. Dès l'an 1373, on connoissoit cette rue sous ce nom. Mesri et Mezri viennent de Medericus, selon l'usage fréquent de changer le d en z dans la langue françoise. L'Abbé Chastclain a repris en quelque endroit de ses écrits ceux qui prononçoient ou écrivoient rue neuve S. Mederic, ce qu'il regardoit comme aussi bizarre que de vouloir qu'on dise aujourd'hui S. Elige et S. Leodegaire, eu lieu de S. Eloy et de S. Léger.