C'est la rue des Billettes. Sauvai, p
II. S'il veut parler du lieu où étoit l'Echelle de la Justice du Templ.', il fit plus que son chemin ordinaire : aussi dit-il qu'il se rafraîchit.
13. C'est la rue qu'on appelle de la Barre-du-Bec, Abbaye de Normandie dite le Bec- Helloûin. Dans la liste des rues dressée au XV siècle, elle est appellée rue Baerie-du-Bec. Les Moines du Bec avoient donc là un Hôtel ou hospice; mais ils le vendirent en 1410, et ils en achetèrent en même temps un autre situé dans la rue S. Jacques tenant par derrière aux jardins de Sorbonne sur la censive du parloir des bourgeois. Regist. 164 du Trésor des Chart., pièce 3 10.
i3, 14, i5. Le carrefour Guillori est celui où aboutissent les rues de la Poterie, de Jean Pain-molet, de la Coutellerie, de Jean de l'Epine et de la Tisseranderie.
Li un dit ho, l'autre hari,
Ne perdit pas mon essien [ma connoissancé),
La ruelete Gencien ^
Alaî, ou maint un biau varlet [demeure.,, un jeune homme}^
Et puis la rue Andri Mallet ^,
Trouvai la rue du Martrai ^,
En une ruelle * tournai
Qui de saint Jehan voie à porte [qui conduit
En contre la rue des Deux portes *.
De la viez Tisseranderie •
Alai droit en VEsculerie "' .
Fit en la rue de Chartron *
[S. Jean), à la porte
En la rue du Franc-Monrier ' Alai, et Vieux-cimetiere
Saint Jehan *^ meisme en cetiere [mot fabriqué pour la rime). Trouvai tost la rue du Bourg Tibout *% et droit a l'un des bous La rue Anquetil le Faucheur *^
La maint un compain tencheeur (demeure un compagnon
[querelleur).
I. La rue des Coquilles avoit alors ce nom. Sauvai, p. lay. Les Gentiens étoient une ancienne famille de Paris connue par plusieurs monumens.
3. Sauvai, p. 169, a cru que cette rue devoit être près de S. Merry, mais on voit par la marche du Poète que ce doit être une rue voisme de celle de la Tisseranderie, comme la rue du Coq ou celle du Mouton.
3. C'est apparemment la rue des vieilles Garnisons; car le Cloître de S. Jean s'appelloit alors le Martrai S. Jean.
4 et S. Vraisemblablement la rue du Pet-au-Diable, puisqu'elle conduit à la porte de l'Eglise S. Jean, et que vi»-A-vis d'elle est la rue des deux Portes.
6, 7, 8. Le voyageur ayant vu tout le bas de la rue de la Tisseranderie, continue d'en voir le haut : ce qui se présente d'abord, est le .cul-de-sac de S. Faron, qui a dû être de son temps la rue de l'EscuIerie ; cette rue n'a pas été connue de Sauvai; elle ne se trouve pas non plus dans la liste du XV siècle. A l'égard de la rue de Chartron, c'est celle qui depuis fut appell^e de Craon et ensuite des Mauvais-Garçons, à cause du malheur qui y arriva en la personne du Connétable de ClissoD.
9 et 10. La rue du Franc-Monrier n'a pas été connue de Sauvai. Peut-être est-ce la rue de Franc-Menour du catalogue du XV siècle. 11 y a apparence que les changemens faits au cimetière de S. Jean et au Marché de même nom ont fait disparoitre cette rue. Seroit-ce celle de Bercy ? Elle ne paroit pas être ancienne.
II. Elle est mal-à-propos appellée aujourd'hui la rue Bourg-Tibourg, car elle a eu sa dénomination d'un nommé Thibauld ou Thibould, Theobaldus ou Tiboldus, dont on a fait Tiboudus, homme assez riche pour avoir à lui un certain nombre de maisons qui fut qualifié de Bourg, car on donna le nom de Bourg à divers cantons habités hors les murs des Villes. J'ignore de qui le Prieuré de S. Eloy a eu la censive de cette rue; mais les Registres du Parlement de la Toussaint i3oo le maintiennent en la Justice haute et basse qu'il y a. Aussi est-elle tout entière de la Paroisse de Saint Paul dépendante de Saint Eloy; Vicus Burgi Tiboudi disent ces Registres. La liste du XV siècle met rue du Bourg-Thiebaud.
13. La liste des mes du XV siècle l'appelle rue Otin le Fauche; d'autres manuscrits mettent Huguetin le Faucheur; mais les titres de S. Eloy portent Anquetin. Une enseigne de la Croix blanche a fait évanouir ce nom pour celui-là. Cette rue n'a plus que des portes de derrière.
llfST. DE PARIii. — T. I.
En la rue du Temple * alaî
Isnelement (promptement) sans nul délai :
En la rue au Roi de Sezille ^
Entrai; tantost trouverai Sedîlle [nom (Tune femme) ^
En la rue Renaut le Fevre ^
Maint, ou el vent et pois et fèves
En la rue de Pute-y-muce *
Y entrai en la maison Luce
Qui maint en rue de Tyron ^
Des Dames ymes [hymnes^ cantiques) vous diron
La rue de l'Escoufle ® est près
Et la rue des Rosiers "^ près
Et la grant-rue de la Porte
Baudeer * si con se comporte
M'en allai en rue Percié *
Une femme vi destrecié (embarassée)
Pour soi pignier (se peigner), qui me donna
De bon vin. Ma voie adonna
En la rue des Poulies saint Pou *®
Et au desus d'iluec un pou (un peu au-dessus de là)
Trouvai la rue a Fauconniers ^K
Parmi la rue du Figuier *^ Et parmi la rue a Nonains D'Iere *^, vit chevaucher deux nains
I, 3, 3. Irois rues qui n'ont pas changé de nom.
4, 5. Par la marche de notre vérificateur qui parle immédiatement de la rue Tiron, il est évident qu'il entend ici la rue Cloche-perce qui est an nom nouveau. I^ rue des Célestins qu'on appelle de Petit-musc n'est que le même nom Pute-y-muce défiguré. Ces deux rues aujourd'hui fort passagères ont pu être autrefois une retraite de Pénitentes de même que sont les Magdelonettes au quartier S. Martin des Champs. Le Poète, au lieu de parler de cette rue comme de celles après lesquelles j'ai laissé des vers en blanc, dit au contraire qu'il y fit station, et que les Dames qui y demeurent chantent des Cantiques qu'il appelle Hymnes. Au reste je crois devoir faire observer que. dans la Brie il y a un fief appelle Petit-muce relevant de la Seigneurie de Tournant, dont hommage fut rendu en 1484. (Sauvai, T. lll, p. 474) et que c'est se fatiguer inutilement que de s'attacher à la manière dont Guillot a écrit le nom de la rue en question, si elle a tiré son nom primitif d'un Seigneur de ce fief.
6. Ce nom au singulier se rapporte à la remarque de Sauvai, p. i33, que cette rue en l'an 1354 s'appelloit la rue de l'Lclofc.
7, 8. Le PoSie se contente d'appercevoir la rue des Rosiers, et revient à la grande rue S. Anto'.nc qui n'avoit pas encore ce nom, d'autant que les Religieux de S. Antoine n'y furent établis que plus de cinquante ans après. On l'appelloit donc vers l'an i3oo la grande rue de la Porte Baudéer ou Baudoier.