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PAROISSE D*EPINAY-LEZ-SAINT DENIS

Paris, étoit qualifié Seigneur d'Epinay sur Seine en 1463. Il avoit

p. Âaseime. eu privilège du Roi d'y lever un droit de Gabelle, que le Prince

T. VIII, p. 3o6. confirma à Jeanne le Clerc, sa veuve, comme ayant la garde de ses

Mem. de enfans. Jean son fils lui succéda. Un de leurs descendans nommé

la Chambre des François, ne fut Seigneur à Epinay que du lieu appelle le Mont. La

omptes. principale Seigneurie étoit advenue à un neveu de Jeanne de Pail-

p. Aoseime. lart, qui se nommoit Jean d'Aunoy dit le Gallois. Il mourut en 1489.

T. VIII, p. 885. Je trouve, en i5oi,Jean Choart qualifié Seigneur d'Epinay sur

Seine ; mais comme c'est à l'occasion d'un Traité qu'il fit avec le Reg. Ep. Par. Chapitre de Lusarches, il peut se faire qu'on ait mis cet Epinay 14 Maii r5or, sur Seine au lieu d'Epinay qui est proche Lusarches.

Jacques de Chaune, Maître des Requêtes, possédoit la Seigneurie Moreri d'Epinay sur Seine vers l'an 1640, tems auquel sa fille épousa sur Rebours. François Rebours.

Dans le siècle présent elle a appartenu au Marquis de Beauveau, puis à sa veuve et à ses filles, qui l'ont fait vendre par licitation en 1741. Depuis elle est advenue à M. La Live de Bellegarde, Fermier Général, qui demeure à Ormesson, et qui possède aussi la Briche. Comme l'Abbaye de Saint Denis a eu du bien à Epinay, au moins dés le IX siècle, ainsi qu'on a vu ci-dessus, c'est aussi par ses archives que nous sommes informés de plusieurs particularités qui regardent ce lieu ou les environs, la plupart à l'occasion des différends qu'elle eut avec les Seigneurs de Montmorency. Par un acte de l'an 12 18, il paroît que le Monastère avoit à Epinay un bac Hist.deMontm. ou batteau, dont un pontonnier recevoit les droits. Matthieu de Preuves, p. 83. Montmorency avoit fait arrêter cet homme au préjudice de l'Abbaye, quoiqu'elle fût prête à écouter les plaintes qu'on faisoit de lui. Cette entreprise fut un des griefs dont les Religieux l'accusèrent devant Philippe-Auguste qui étoit alors à Gisors, et dont il leur fit raison. Le même Matthieu avoit acheté des héritiers de Pierre d'Epineuse [De Espino^io]^ Chevalier, des biens situés non-seulement vers le champ de l'Indict et vers le Pont Maubert, mais aussi ibid., p. 93. deux moulins placés sur le chemin qui va de Saint Denis à Epinay. Burchard, son fils, donna tout cela au Monastère, et même assura en i23i sa donation par des garants qu'il assigna expressément. C'étoit de l'Abbaye de Saint Denis que Philippe de Puiseux, Ecuyer, reconnut en 1262 tenir en fief tout ce qu'il possédoit à Epinay, tant en manoir qu'en vignes et en pêcheries, avec quelques servitudes ou droits réciproques ; par exemple, le Cuisinier de S. Denis devoit à ce Philippe de Puiseux trois oboles de cens capital, à cause d'une tranchée qui avoit été faite dans l'Isle de cet Ecuyer, laquelle répondoit à un Port dit le Port du Cuisinier^ d'où partoient les gens de la Garenne proche Gennevilliers, pour ' passer la rivière en allant au Marché de Montmorency.

DU DOYENNÉ DE MONTMORENCY 5gj

Matthieu de Montmorency inquiéta en 1294 F Abbé de Saint Hist. Denis, au sujet des attérissemens formés par certaines Isles de la ^^® Mommor.

. , ' ,, . * ,*» i ««. 1 Preuves, p. 129.

Seine, au-dessous d^Epmay, nommées llsle moyenne ou l'Isleaux Vaches, l'Isle des Estrepeiz, Tlsle Biaucoc et Tlsle Forest. Il prétendoit apparemment que ces attérissemens lui appartenoient; mais il se déporta de ses poursuites. Il y a apparence que ce sont ces attérissemens qui ont joint les Isles ci-dessus nommées à la terre ferme, puisqu'on n'en trouve aujourd'hui aucune dans la Seine entre la grande Isle qui finit à Epinay et les trois petites qui commencent à Argentueil.

Les Religieux de Saint Denis sont restés Décimateurs de cette Paroisse. Magdelene Allegrain, veuve de David, sieur de la Fautriere. Conseiller en Parlement, fut condamnée par Arrêt du CodedesCurez, Parlement du 7 Juillet 1673, à payer la dixme de vin et sainfoin ^- ^'P* "^* de son enclos, le vin à douze pintes par arpent mesure Saint Denis.

Le Chapitre de S. Thomas du Louvre réuni à S. Louis du Louvre, a eu du bien en ce lieu. C'est ce que j'ai appris par le traité qu'il fit en 1607, le 5 Novembre, avec Jacques Bourdois, Omoiog. Curé, touchant les Dixmes. ' •^"'* '^^^'

Les titres de l'Abbaye de Saint Denis des années 1200 et i2o5, p,-j3^et 7/.^ font mention d'une assemblée qui fut indiquée ad ulmum quœ est inter Spineoîum et viam quœ ducit ab Argentolio ad Montent- Maurentiacum, ou bien ad ulmum de Spinogilo. C'étoit alors l'usage de tenir sous un orme des assemblées d'importance, où l'on discutoit des procès, et où l'on régloit des différends. Celui d'Epinay servit quelquefois à mettre à couvert les arbitres que les Seigneurs de Montmorency et l'Abbaye de Saint Denis choisissoient pour régler leurs difficultés.

LA BRICHE est un des écarts d'Epinay, consistant en une maison qui est un reste de ces anciens Hôtels de campagne, qu'on a depuis qualifié de Château. Il est situé environ à moitié chemin entre Saint Denis et Epinay. En i365, Guillaume Tois, Bourgeois de Paris, légua à l'Abbaye de Saint Denis l'Hôtel de la Briche, appelle le Jardin Boniface, avec un moulin, vignes, HUt. de s. Denis pressoir, vivier, terres et prés. Ce même Hôtel dit situé sur le p- '**^chemin de Pontoise, fut confisqué vers l'an 1433, par le Roi d'An- Sauvti, gleterre, soi disant Roi de France, et donné à Pierre de Fontenay '^- '"» p- ^^^• qui lui étoit attaché. Les Anglois furent battus en 1436, par les François, entre la ville de S. Denis et Epinay, ce qui doit être arrivé aux environs de la Briche. Quelques-uns marquent cette bataille entre la Briche et Saint Léger, village aujourd'hui détruit, et qui étoit au midi de Stain. Au commencement du dernier Permis. dOrat. siècle, la Briche appartenoit à Guillaume Lormier, Conseiller en domest. la Cour des Aydes, puis à Catherine Lemet, sa veuve. En 1699, ^^ ^ ^*^^ '^*^

Affiche

d'Epinay 1741,

col. 2.

Ibid.

ibid.

Testament de

Bouchard de Montmor.

Preuves

de Montmor.

sieur Bouret le possédoit. C'est aujourd'hui M. la Live. Voyez page 596.

A ce fief de la Briche est réuni un petit fief dit Piscop, situé dans Epinay, et relevant comme celui de la Briche d'un autre, fief, aussi du nom de Piscop dans la Paroisse de Grosley. A l'entrée du «Château de la Briche, sur le bord du grand chemin, est un petit bâtiment solide et déjà ancien, accompagné de deux tourelles et d'un pont-levis; entre les tourelles sont des armoiries. La Chapelle domestique toute bâtie de belle pierre, est à côté de ce portail, isolée et très-bien orientée.

COCQUENART est un moulin situé au bout d'un étang de quarante arpens ; le tout est de la Paroisse d'Epinay. On assure que le ruisseau qui fait tourner ce moulin, et qui vient au-dessus de l'étang de S. Gratien, porte le nom de Prêle.

LA BARRE est un dernier écart, où il n'y a qu'une seule maison qui soit d'Epinay, le reste étant de la Paroisse de Dueil. Ce lieu est sur le grand chemin de Pontoise.

Il y a encore sur Epinay un fief qui porte le nom de Beatus, composé de plusieurs héritages.

Bois Raoul est sur la même Paroisse. Les titres de la maison de Montmorency de quatre et cinq cens ans l'appellent Boscum Radulfiy autrement Nemus Radulfiy et le nom en est tellement altéré, que l'on prononce Bois-Roy, ce qui fait croire faussement qu'il vient du Roi Dagobert. La Carte des environs de Paris du sieur Auvray est la seule où j'aye apperçu ce lieu. Il est nommé Bois-raut,

DUEIL ou DEUIL

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