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ET CELLES DE SA DEPENDANCE I

aussi à Saint Barthelemi des reliques de S. Cir, Martyr, parce que ' ce fut à Annibal Thus, Curé de cette Paroisse, que l'Evêque de Reg, Archiep, Nevers envoya un fragment d'ossement du bras de ce Saint ^ ^p'- ^^^'' Pan i632. Il doit y en avoir de S. Brieu, Evêque en Bretagne, et Aim. Spir. même une Chapelle de son nom. Les Moines de Saint Magloire A""*"» Lit. du ont pu effectivement en laisser.

On trouve dans Ténumeration des châsses de Paris, portées en Process. du quelques anciennes Processions pour les calamités, avec celle de '* ^^- '•*^^* Sainte Geneviève, ou de Notre-Dame à Sainte Geneviève, une ,^ januar,seq. châsse dite de S. Blanchard. Je ne doute aucunement que ce n'ait été une châsse conservée dans l'Eglise de Saint Barthelemi. Une sentence du Prévôt de Paris de Tan i3i6, lundi avant l'Ascension, Tab. s. Magi. marque expressément que les profits du reliquaire de S. Blanchard '" ^- Barthoi. appartenant au Prieuré de Saint Barthelemi, accoutumé être porté de tous tems au Châtelet par les gens du Prieur, pour prendre les sermens et les promesses par seing ou signature, appartenoient de droit à ce Prieur, et que cependant ce même Prieur voulut bien que les trois Notaires au Châtelet, Procureurs de la Confrérie de Notre-Dame des mêmes Notaires, fussent pendant trois ans de moitié dans ce profit. On sait que Blanchard est le nom de Pancrace corrompu, et on apprend par Grégoire de Tours, que l'an- Greg. Tur. cienne coutume étoit de regarder ce Saint Martyr comme redou- ^*. ^'°''- ^^'■'* table aux parjures. On a vu plus haut qu'avant le X siècle, les Rois avoient fait venir plusieurs autres reliques en cette Eglise.

Les sépultures les plus remarquables de cette Eglise sont celles de Louis Servin, Avocat Général, décédé en 1626, et celle de Claude Clerselier, Chevalier, grand Philosophe Cartésien, qui mourut en 1684.

Il reste à parler de l'étendue de cette Paroisse.

Depuis que l'Isle du Palais, qui finissoit à l'endroit où est la rue du Harlay, a été allongée par la jonction d'une petite Isle, qui étoit au lieu où est la Place Daufine, et que le Pont-neuf a été construit, la moitié méridionale de la partie de ce pont qui conduit à Saint Eustache a été déclarée être de la Paroisse de Saint Barthelemi, aussi bien que la moitié septentrionale de l'autre partie qui conduit à la rue Daufine. Il avoit été réglé le 16 Février 1609, que cette Paroisse n'auroit que la moitié du Pont-Marchand, qui étoit construit un peu plus bas que le Pont-au-change, et c'est apparemment ce qui a servi de règle pour ces partages du Pont-neuf et pour celui du Pont-au-change, dont la Paroisse de Saint Barthelemi a pareillement les deux côtés jusqu'au milieu, en venant de Tlsle du Palais; mais elle ne commence à avoir le côté droit qu'à la maison du Change. Il en est de même du Pont- Saint-Michel. Elle en a les deux côtés jusqu'au milieu en venant

de la rue de la Barillerie. Son étendue dans la rue du Marché-neuf est bornée à trois ou quatre maisons à gauche, mais elle a cette petite rue en entier à main droite. Elle a du côté du couchant la rue entière de S. Louis, celle de Ste Anne, le Quai des Orfèvres, la rue de Harlai, toute la Place Daufine, et autres Places qui sont dans l'enceinte du Palais, comprise même la grande cour, à Texception des maisons des Chanoines de la sainte Chapelle et des Bénéficiers ; ensorte que toutes les personnes qui logent dans les lieux habitables des différentes salles et à la Conciergerie même, sont censées être sur la Paroisse de Saint Barthelemi. Tout le Quai des Morfondus est de la même Paroisse ; le bout de la rue de la Calendre donnant dans la rue de la Barillerie; cette dernière rue en sa longueur, tant d'un côté que d'un autre, excepté quelques maisons qui ont leur entrée par la Cour du Prieuré de S. Eloi, lesquelles sont de Saint Pierre des Arsis. Il en est de même de la rue Saint Barthelemi dont elle a les deux côtés jusqu'à la rue de la Pelleterie, dans laquelle elle a depuis le coin toutes les maisons à main droite jusqu'environ le milieu de la rue, et dans le côté gauche elle a, vers le quart de la même rue, quatre maisons au lieu appelle le Port aux œufs.

Dans l'étendue du terrain de cette Paroisse, que je viens de décrire, ont été bâtis en divers tems quelques Oratoires ou Chapelles.

Hùt, ub, viir. LA CHAPELLE DE SAINT MARTIN. C'est celle dont

c. ixxiii. parle Grégoire de Tours à l'occasion d'un incendie de la Cité de

Paris, arrivé l'an 586, et dont elle fut préservée miraculeusement,

Diseept. de quoiqu'elle ne fut construite que de matière légère. M. de Valois

Basil. en, p. 14' a grande raison de la placer au-dedans de la Cité, proche la porte

septentrionale, immédiatement avant qu'on entrât sur le Grand- Pont, ce qui désigne assez l'un des coins vers le lieu de l'enclos du Palais où est situé l'horloge, et qui est suivi immédiatement de la place où étoit la Porte, et du Pont-au-change. On se souvenoit encore en général dans l'onzième siècle, sous le Roi Henri I, que la place où S. Martin avoit fait un miracle sur un lépreux, étoit au côté septentrional de Paris; mai§ on croyoit que c'étoit plus loin de la Cité, et non dans la Cité, même proche la Porte, parce qu'on voyoit alors proche Saint Merry une Porte que l'on s'imaginoit faussement avoir existé dès le IV siècle où vivoit S. Martip. Pour éviter de donner dans ce dernier sentiment, un

Mem. de l'Acad. Sçavant a avancé en 1740 que l'Oratoire bâti en mémoire de ce

des Inscript, miracle étoit aux environs de Saint Severin, et que l'incendie

' * de l'an 586 arriva dans ce quartier-là. Je me contenterai ici de

■?"**"•*"*". renvoyer à mon écrit de l'an i/Sg, et d'ajouter que c'est aller

T. I, p. 33. contre le narré de l'Historien sur la consécration superstitieuse

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