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ET CELLES DE SA DÉPENDANCE

de la Cité de Paris^ que de dire que cet incendie n^arriva pas au-dedans de cette Cité, que les maisons qu'il consuma n'étoient Greg, Tur. , pas de la porte méridionale à la porte septentrionale, mais que ^"'' '*** ^^'^ c'étoient celles qui étoient bâties depuis le lieu qu'on appelle aujourd'hui le petit Châtelet, jusques vers Saint André en allant «.

à Saint Germain des Prez. Je ne croirai jamais qu'on puisse dire que par la Ville de Paris, qu'on disoit alors avoir été anciennement consacrée selon les rits du Paganisme pour être garantie de serpens, de loirs qui sont une espèce de rats, et des incendies, il faille entendre les rues qu'on a depuis appellées de la Huchete, de Saint Severin et de Saint André, lesquelles formoient alors un petit faubourg tout ouvert; mais c'étoit la Cité, le vrai et ancien Paris, Cité Romaine, lieu fermé de murs anciens, dont on avoit muni les deux entrées qui étoient les deux ponts, d'un serpent et d'un loir d'airin, comme pour empêcher les animaux de l'espèce de ceux-là d'y entrer, et les incendies d'y avoir lieu, et cela par des prestiges de la magie ; ensorte que dès qu'on eut ôté d'un de ces deux ponts ces préservatifs, on y vit arriver des incendies et paroître des serpens et des loirs. Le premier incendie qui arriva dans cette Cité, dégarnie de ces talismans. Per totam Civitatemy dit Grégoire, fut celui de 586, à l'occasion duquel Grégoire raconte le fait de la Chapelle de S. Martin qui en fut préservée, mais qui ne dut pas subsister long-tems.

SAINT MICHEL. Cette Chapelle seroit bien ancienne, s'il étoit certain qu'elle existoit lorsque l'Eglise de Saint Barthelemi fut donnée aux Moines venus de Bretagne, et que les Chanoines séculiers qui la desservoient, furent placés en cette Chapelle de Saint Michel ; mais il n'y a aucun auteur ni titre ancien qui puisse appuyer ce fait. Il est seulement constant qu'en l'an ii65, il existoit, proche le Palais du Roi, dans la Cité de Paris, une Duchêne. Eglise de S. Michel, appellée alors Ecclesia S, Michaelis deplatea, ^- '^' p- '^'9suivant un Ecrivain du tems. Elle étoit donc dans une place publique, et ce surnom de la place étoit pour la distinguer de quelques autres Eglises ou Chapelles de Saint Michel, comme de Mirac.s.Genov. celle qui dès le IX siècle paroît avoir été située vers la plaine de apudBoii. la Montagne de Sainte Geneviève, en tirant du côté de Notre- * ^*

Dame des Champs, que nous appelions maintenant le faubourg Saint Jacques. Depuis que la place où elle étoit a été prise pour former la clôture de la Cour du Palais au XIV siècle, on a eu soin de rebâtir proche ces murs celle que l'on voit aujourd'hui, dont la structure n'est nullement du XII siècle, quoique l'Auteur du nouveau Calendrier Historique de Paris semble l'avoir cru. au 39 Sept.

Philippe-Auguste qui avoit été baptisé l'an 11 65 dans l'édifice précèdent, confirma en 1209 le don que Louis VII, son père y Tab. s. Caeiiœ.

l8o EGLISE DE SAINT GEORGES

avoit fait au Prêtre qui la desservoit, d'un muid de froment du

Grenier Royal de Paris, et de deux muids de vin de son cellier.

Tab. s.Caeiia. Sous le règne de S. Louis en 1240 ou 1249, un Sergent du Roi,

Sauvai. nommé Adam le Queux, y fonda une Chapellenie. Louis XI con-

T. ni, p. 419. firma la donation de Louis VII.

Il est aisé de se persuader qu'il y a eu en cette Eglise une Confrérie des pèlerins du Mont S. Michel en Avranchin. Du Breul écrit, sans marquer d'où il a puisé ce fait, que Philippe-Auguste en fut l'instituteur. On est porté à croire que ce seroit Louis XI qui y auroit plutôt donné occasion.

Je ne parle pas de celle des Pâtissiers, le choix qu'ils ont fait du

Saint Archange pour leur patron me paroissant être sans aucun

fondement; ce que je sçais, est qu'en i320 quelques-uns de cette

Reg.desch. 162, profession appelles Nebularii, demandèrent au Roy la permission

n. 48. d'établir une Confrérie de S. Michel, et qu'il leur permit au mois

de Janvier de la faire où ils voudroient. Les Nebularii n'étoient

que pour la pâtisserie légère. C'est d'eux ou des Confrères du

Reg. Arckiep. pèlerinage qu'il faut entendre une Ordonnance de l'Archevêque de

Paris du 10 Octobre i636, qui défend aux Confrères de S. Michel

du Palais, de faire aller dans les rues de Paris des hommes à

cheval vêtus en Anges pour représenter S. Michel, et des diables

avec des tambours suivis des pains-benis portés par des Prêtres.

Ceci paroîtroit avoir plus de rapport avec les Chevaliers du Guet.

On y voit à l'entrée un tableau qui les concerne.

Saint Nicolas étoit une Chapelle bâtie par le Roy Robert, en son Palais dans la Cité du Palais. Les édifices construits dans les siècles suivans l'ont fait disparoître aussi-bien que celle de Saint Martin ; mais le culte de S. Nicolas est encore célèbre à l'Autel de la grande salle.

LA SAINTE CHAPELLE. Je remets à en parler à la fin de cette première Partie dans un Chapitre particulier.

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