‹ Histoire de la ville et du port de BrestChapitre 33 sur 59 · LE MAGASIN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

LE MAGASIN GÉNÉRAL

(Voir p. 100.)

Ce vaste édifice, construit sur l'emplacement de celui qui avait été incendié le 30 janvier ^44, tirait son nom de ce qu*on y centralisait le dépôt des approvisionnements de toute espèce dont la marine fait usage. Son nom primitif a perdu

de son exactitude rigoureuse depuis que les services spéciaux du port ont chacun leurs magasins particuliers^ dont rétablissement a permis d'introduire un ordre remarquable dans le classement des matières dont le magasin général reste le dépositaire. Cet édifice , d'une architecture sévère et imposante , est terminé à ses extrémités par deux pavillons dont Tun, celui du sud y renferme les bureaux de la direction du port et ceux de M. 1 inspecteur en chef de la marine. Dans le pavillon du nord sont tous les bureaux du détail des approvisionnements , de l'inspecteur de ce détail et du gardemagasin-général. Le pavillon central forme un vaste vestibule, fermé au moyen d'une grille en fer, décoré de pilastres et couronné d'un fronton circulaire où sont sculptés des trophées et des emblèmes maritimes.

Derrière cet édifice est une cour de forme irrégulière ^ présentant une surface de 6,600 mètres carrés, obtenus au moyen d'environ ^00^000 mètres de déblais excavés dans le roc vif. Ce travail, commencé en '1786 , suspendu pendant la révolution , repris dans les premières années de ce temps et terminé en \%\\y avait pour but non- seulement d'isoler le magasin général du rocher auquel il était addssé , ce qui le rendait insalubre , mais encore de se procurer, aux abords de cet édifice, un espace qui eût permis d'établir des magasins propres à recevoir les matières combustibles. M. Trouille avait proposé d'y construire, sur un plan semicirculaire, une suite de magasins en forme de casemates oii eussent été renfermées les matières inflammables et métalliques. Un autre plan, conçu et exécuté en 4857 par M. Biou- Kerhalet , a eu pour résultat la construction de trois hangars où se déposent, jusqu'à ce qu'elles aient été admises en recette, diverses marchandises, celles surtout qui , exposées auparavant à l'action de la pluie ou du soleil, périclitaient au préjudice de ceux qui les fournissaient.

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