‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 142 sur 340 · Le fragment de Copenhague · texte numérisé non relu

Le fragment de Copenhague

Il existe enfin, à la Bibliothèque royale de Copenhague (nouveau fonds royal, 1), un fragment assez étendu d'un autre manuscrit théodulfien. M. Delisle, qui Ta fait connaître', a bien voulu m'en communiquer le fac-similé ainsi que des extraits et une description telle qu'il sait les prendre. L'écriture en est fine et à peu près semblable à celle des manuscrits de Saint-Germain et de Saint-Hubert ; elle paraît appartenir également à la fin du ix® ou au commencement du x° siècle. On voit, en marge des Psaumes, les gloses tirées de l'hébreu, déjà connues de nous par le manuscrit de Saint-Germain, et qui sont, ici encore, introduites par la lettre h. Le manuscrit de Saint-Germain, auquel celui-ci ressemblait probablement plus qu'aux autres manuscrits de la même famille, est interrompu fort peu après l'endroit où commence le manuscrit de Copenhague, en sorte qu'il est difficile de vérifier la ressemblance des deux manuscrits. La bible de Saint-Hubert est au contraire, de tous les manuscrits théodulfiens, celui dont notre fragment s'éloigne le plus. Comme tous les autres, ce nouveau manuscrit a ses singularités. Pour n'en citer qu'une, la stichométrie notée à la fin du livre des Psaumes est un unicum ^ Mais, en général, nous avons ici un représentant de plus de la famille des textes qui proviennent du manuscrit original de Théodulfe.

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