‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 144 sur 340 · Bibliothèque de l'École des Chartes, t. XLVI, p · texte numérisé non relu

Bibliothèque de l'École des Chartes, t. XLVI, p

2. Fol. 25 : Expl. Psalterium. Sunt in Psalterio versus IIDXXVII. Je ne retrouve une stichométrie analogue que dans le manuscrit B. N. 10420, provenant de Fulda et écrit au xiu® siècle : versus 2606. Le sommaire de TEcclésiaste ne se retrouve que dans le manuscrit 3 de Grenoble (xii® siècle).

rence près que le Psautier hébraïque n'est pas copié après le livre de J0I3, et qu'il est remplacé par le Psautier gallican, qui termine le deuxième volume. Les sommaires sont généralement, non pas pourtant toujours, ceux de Théodulfe. Les préliminaires des divers livres de la Bible (préfaces, arguments, etc.) sont en partie les mêmes que dans la bible de Théodulfe. En tête de Job, on lit, en rouge : Incipil terlius ordo agiographorum, quorum primus liber Job. Je n'ai pas observé qu'il se soit conservé dans notre manuscrit d'autres notes du même genre. 11 n'y a pas de variantes sur les marges et le texte, qui du reste paraît présenter peu d'intérêt, n'est pas, en général, celui de Théodulfe. Le manuscrit est écrit d'une très grosse écriture, qui paraît du xi® au xii® siècle. En efTet, le feuillet 234 du tome II porte une inscription en vers et en prose, de laquelle il résulte que cette bible a été déposée le jour de Noël de l'an 1116 sur l'autel de Saint-Étienne de Dreux par Thomas, sénéchal d'un seigneur Gervais qui est certainement Gervais de Châteauneuf en Thimerais'. Thomas le sénéchal figure dans des chartes de ce seigneur en 1105 et 1107 {Cartulaire de S. Père de Chartres, p. 318 et 567).

Après la bible de Dreux, le manuscrit qui a le plus de ressemblance avec les bibles de Théodulfe est une bible du xii* siècle qui porte le numéro 10 au fonds latin de la Bibliothèque nationale, et dont l'écriture est méridionale. L'ordre des livres est celui des bibles copiées à Tours, mais les sommaires sont en grande partie ceux de Théodulfe. Ceux des Chroniques ont une autre origine : on les rencontre, en particulier, dans le manuscrit B. N. 11535 dont il sera question tout à l'heure. L^ sommaire de l'Apocalypse est purement espagnol. Les épîtres de saint Paul reproduisent l'édition de Peregrinus, précédée de la Théologie paulinienne de Priscillien % mais augmentée d'une deuxième série de sommaires. Ce double emploi est expliqué par la note suivante, écrite après le deuxième sommaire de la P^ Epître aux Corinthiens: Islitilulinonsunt conjuncti eum canones. Vides quia non sunt de canones, sed sunt probandi per singulos versos in epistola ad Corintios. ExpUcit. Quant au texte, il semble être une sorte de compromis entre la recension couiante propagée par les manuscrits de Tours, le texte de Théodulfe, et des

1, Noverint lectiiri prœsentes alqiie futiiri Thomœ dapifcri doniim fore, scripla Rogeri... Anglis Hcnricus, Francis preerat Ludoviciis,

Noverint omnes... quod Thomas dapifer domini GervasU... hanc bibliofhccam Deo sanctoque prolhoniarhjri Stephano dcdil pro remedio anhnx sux et uxoris Ermelhisu ac filii sui Herberli et fUiarum (1'"° m. : fiiio, Jiliabus) Margaritcc a(que Frcdeburge... data manu ipsius Thomx et manu conjugis super alfare beali proUinniarlyris in die Natalis homini, anno ab incarnaiiouc Domini millesimo cenleshuo XVf. régnante j)iissimo ac Dei culfore magno rege Ludnrico fi/io régis Phitippi.

2. IMiis loiu, après la liste des saints mentionnés dans TKpître aux Uomains. on lit la note que voici : Post nos (lisez : hos?) sanctos scribendum prologum S. Peregrini episcopi .

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