‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 157 sur 340 · Poefœ laihii, t. I, p. 293. C. LXXI · texte numérisé non relu

Poefœ laihii, t. I, p. 293. C. LXXI

3. .laflë et après lui M. Duiiiuih'r ont cru, bini à loii. ivconnaîliv dans le uianuscrit 23 de Trêves le volume olVerl à Chailemai,me en SOI. di' la pari (rAlenin. C'est ét,'aleuienl par erreur que Ton a donné ce nianuscril coinuie venanl de l'iuui.

i. Aux uiauuscrils éiumiirés par M. Duuunler il laid ajouter i.s uianuserils B. >'. Il.)0i (vers t-18 seulemenl) et les hihhs de naud)erg et de Zurich. Titre de ces I (tenus dans la bible de Bauiberg : Incipiuid vcrsiculi Mbinl miuiislri . Bible d« Vienne : la vajiile l)ihlinlcclr,v uO Mciuuo cdlli. Un manuscrit de Montpellier: Inc. j)rii'/alio Mchaini ad Karoluiii iittpcralorrm in V. cl A. T.

LES POÈMES d'ALCUIN. 195

Salzbourg'. L'ordre des livres de la Bible qui est indiqué par ces vers serait sans exemple dans les manuscrits-, si nous n'avions le Codex Paulinns, où les livres de la Bible sont disposés à peu près exactement dans le même ordre \ Peut-être y a-t-il lieu de rapprocher ce poème de l'original, ou d'un des originaux du Codex Paulinus. Le second poème '* commence par le vers :

Dum primus pulchro fuerat homo pulsus ab liorto...

aKarolus rex^ y est nommé et, quoique le nom d'Alcuin n'y figure pas, il serait difficile de le lui contester. Les premiers vers sont remplis de réminiscences du petit poème dédié à Gerfridus, à moins peut-être que notre poème ne soit antérieur. Alcuin aimait à se répéter, en variant légèrement ses formules. L'avant-dernier vers :

Hoc opus, lioc eteniin flammis te subtrahit atris...

se retrouve trois fois dans des lettres d'Alcuin, datées de la fin de 799 et de 801. C'est un vers de Juvencus, qu'Alcuin a modifié de trois manières différentes. Les vers d'Alcuin passent en revue la Bible tout entière, en disposant les livres exactement comme ils sont rangés dans le poème : In hoc quinque lihri... Cela nous suffit pour être assurés que les deux poèmes réunis dans le manuscrit de Vienne ont été composés en môme temps et ont dû orner la même bible.

Ainsi les poèmes d'Alcuin nous font connaître au moins quatre bibles ornées de ses vers, et qui toutes paraissent remonter aux environs des années 799 à 801, c'est-à-dire à l'époque où l'abbé de Saint-Martin de Tours travaillait à la correction du texte biblique dont Charlemagne lui avait confié le soin.

On trouverait, dans les œuvres poétiques d'Alcuin, d'autres pièces plus ou moins directement consacrées à la Bible ou à l'Histoire sainte. Le plus grand nombre sans doute représentent des inscriptions monumentales. Nous en relèverons une seule, parce qu'elle est le prototype du cycle carolingien des illustrations de la Genèse ; c'est le poème CXV' :

Hic Deiis omnipotens Adam de pulvere plasmat...

dont les neuf premiers vers représentent trait pouf trait la grande et curieuse image de la bible de Bamberg*'.

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