‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 156 sur 340 · Poctœ lalini, t. 1, p · texte numérisé non relu

Poctœ lalini, t. 1, p

o. L Inscrip'ioii du lombeaii d'Hadrien P^. Mélanges d'archéologie et d'Jh loire, t. YlII. Home, 1888, et à part.

HIST. DE L\ VULGAIE, 13

194 ALCUIN KT LES IJIBLKS DK TOURS.

culier le fameux manuscrit (aujourd'hui perdu) de Ratisbonne, ne proviennent nullement de lui. Je ne dirai qu'un mot des manuscrits des Évangiles que les chroniques et la tradition font remonter à Charlemai^ne: S'il faut en croire les Annales d'Aniane, Charlemagne a donné à l'abbaye de ce lieu un manuscrit des quatre Évangiles, relié en or et en ivoire, « quem Ubriim ejusdem régis magister et didascalns propria manu descripsit Alcuimis, qui et Albiuus ' ». Mais peut-être le manuscrit d'Aniane n'a-l-il pas une beaucoup plus grande authenticité que le fameux A (c'est un bijou représentant cette lettre) donné par l'empereur à l'abbaye de Conques. Enfin le manuscrit des Évangiles qui porte le numéro 23 à la bibliothèque de la ville de Trêves, est accompagné de deux poèmes*; le premier est insignifiant et n'a rien qui rappelle le style d'Alcuin ; le deuxième se lit également dans d'autres manuscrits : il est bien l'œuvre de l'abbé de Saint-Martin de Tours, mais il est simplement destiné à présenter à l'empereur une « Interprétation des noms hébraïques^ ». Nous ne nous arrêterons pas à ces traditions douteuses et à ces attributions sans valeur.

Il ne nous reste, à côté des petits poèmes qu'a conservés la bible de la Yallicellane et à côté de ceux qui ont orné les bibles de Gerfridus et d'Ava, que deux poèmes bibliques qui soient certainement alcuiniens. Le premier se lit dans un assez grand nombre de manuscrits '•, le deuxième dans trois manuscrits seulement, et un seul des trois est une bible : c'est le manuscrit 1190 de Vienne. Le premier est une liste en vers des livres de la Bible ; il commence ainsi :

In hoc quinque libri retinentur codice Moysis...

Le nom d'Alcuin y est recommandé aux prières du lecteur dans les termes ordinaires :

Jusserat lios omnes Christi deductus amore Alcuinus ecclesiae famulus pcrscribere hbros, Pro que, quisque legas, leclor, cœlestia verba, Fuiidc procès Douiino, devoto pectorc supplex...

On y trouve un vers qui se rencontre encore dans une épîlre, à moitié en vers, adressée entre 798 et 80i par Alcuin à Arnon, archevêque de

1. baluzc, Cajnlulajia, t. Il, col. 11G1, d'après lo maniiscrd H. N. lat. ô*Ml, fol. iO V".

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