‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 31 sur 340 · I.A liiniK DK SAN-ISIDRO · texte numérisé non relu

I.A liiniK DK SAN-ISIDRO

Enfin le grand manuscrit en trois volumes qui est à San-Isidro de Léon (n° 1,3) n'est pas autre chose qu'une copie du Codex Legionensis, c'est-à-dire de la belle bible de 900 qui se trouve encore sur les mêmes rayons, mais c'est par cela même qu'elle nous intéresse, car elle a été copiée à San-Isidro en 11G2. Au commencement du premier volume, sous un arc arabe, on lit ce qui suit :

Tempore serenissimi FreJenandi régis Adefonsi imperatoris lilii lioc opus ceptum ipsoque nobiliter régnante extitit consiimmatum reverendo domino Menendo abbatc pnidenler monasterii sancti Ysidori reg-imen g'ubernante. Hujus efiam pretiosissimi operis pergamena quidam c S. Ysidori canonicis ex gallicis partibus itineris labore nimio ac maxis asperrimo navigio ad patriam reportavit. Quodque maxime mireris, in sex mensium spatio scriptus, septimoque color pulcritudine, iste fuit liber compositus sub era m^cg%mi° kls aprilis*.

Vera 1200 correspond à l'an 1162 de Jésus-Christ.

Suit la généalogie, avec de curieuses images, puis une énorme figure représentant un aigle qui arrache les yeux à un serpent : De quadam avis miras de Christo conparationem'. Après quoi la Genèse commence; elle est accompagnée de figures copiées sur celles du Codex Legionensis. Dans le livre de Jol), avec lequel commence le tome II, on remarque également de très curieuses miniatures de couleurs vives. Après les Prophètes se voit im court traité, incomplet, des Ages du monde, puis un important obituaire de San-Isidro, du xii° au xiif siècle environ. Le tome III commence avec le livre de Tobie. Ce qui donne à notre manuscrit un intérêt particulier, c'est qu'après le prologus beati Hysidori Spalensis episcopi in libro sedeca prophetarum et après diverses pièces, on lit à la fin un texte du IV^ livre d'Esdras, inconnu jusqu'à présent, différent de tous ceux que nous connaissons et qui est absolument étranger au manuscrit original de San-Isidro, au Codex gothicns Legionensis \

Les neuf manuscrits que nous venons de décrire forment un groupe homogène, aussi bien délimité géographiquement que constant dans son texte. Ils représentent le texte qui se conservait dans le royaume des Visigoths, dans l'antique retraite où le christianisme faisait front à l'envahissement de l'Islam.

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