FLEURY
trouvons dans ce manuscrit ' ; la Sapience est précédée d'un sommaire divisé en 13 chapitres, qui est à la fois celui de Théodulfe et du Codex Amiatinus.
Les fragments des Prophètes qui viennent en troisième ligne ne m'ont pas paru donner lieu à aucune remarque. L'écriture en est ancienne.
Les deux derniers manuscrits dont nous avons conservé des fragments intéressent les Épîtres de saint Paul. Le quatrième est peut-être le moins ancien de tous. Je n'ai rien à dire de son texte, qui comprend quelques parties de la P^ Épître aux Corinthiens et de la P^ aux Thessaloniciens. Le cinquième paraît d'une bonne antiquité; on y lit les derniers mots de l'Épître aux Éphésiens et le commencement de celle aux Philippiens. Il comprenait les arguments traditionnels. Comme le premier et le troisième, ce manuscrit est écrit per cola et commata. La division en chapitres, qui est marquée en rouge de la première main-, ne devait pas se distinguer beaucoup d'une division qui ne se trouve pas ailleurs que dans un manuscrit oncial qui fait partie de la bibliothèque de la reine Christine {Regin. 9). Cette remarque semble confirmée par la stichométrie marquée à la fm de l'argument. Le texte est assez incorrect et montre de bonnes leçons mêlées à de nombreuses fautes de copie.
Après ce qui vient d'être dit, il ne nous sera pas interdit de ranger, du moins par hypotbèse, à la suite des fragments de Fleury, le manuscrit des Épîtres de saint Paul, n° 9 de la reine Christine. Le lecteur n'ignore pas qu'un grand nombre des manuscrits de Fleury sont entrés à la bibliothèque de Christine de Suède ^ ; celui-ci a peut-être la môme origine, car nous avons vu qu'il est le seul à se rapprocher, par des particularités remarquables, du dernier fragment de Fleury. Les auteurs le mettent au vi® siècle, mais un bon juge, M. H. Stevenson junior, veut bien m'écrire qu'il le place entre la fm du vii° et le commencement du viii*' siècle, et peut-être plus près du VIII^ M. Corssen a étudié de près le texte de l'Épître aux Galates, et il le met à mi-chemin entre les deux meilleurs textes (am, et B. N. H553) d'un côté, et le plus mêlé (fuld.) de l'autre. Il trouve dans ce texte des doublets caractéristiques et il y reconnaît le texte même des corrections du Codex Fuldensis. Le manuscrit de Christine a des sommaires qui ne se retrouvent pas ailleurs, sinon en partie dans trois manuscrits dont deux sont copiés à Tours'', et qui, du reste, ne paraissent pas concorder avec les divisions du texte.
Au Yiii*' siècle, nous le savons, les anciennes versions étaient méprisées