‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 68 sur 340 · Voyez ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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écrits d'Isidore de Séville, c'est-à-dire des Préfaces de l'Ancien et du Nouveau Testament et du livre de la Naissance et de la mort des Pères. Mais ce qui nous intéresse particulièrement dans ce recueil, c'est une sorte de commentaire très court sur les quatre Evangiles, commençant par ces mots : Apis favos de omnigenis floribus operalur. Ce texte, insignifiant par lui-même, ne nous est pas inconnu. Nous l'avons déjà rencontré dans la même bible de la calliédrale de Léon qui vient d'être mentionnée. On voit clairement que l'Épître d'Alcuin a été intercalée, comme tout à l'heure la légende de saint Martin, dans une collection absolument espagnole. Nos deux manuscrits peuvent à la rigueur ne pas être de Tours, mais ils semblent ne pas avoir d'autre origine. A Fleury, nous reposons sur un sol beaucoup plus certain.

Le m-anuscrit 16 de la bibliothèque d'Orléans est bien connu de tous les. paléographes. Il est composé de fragments de l'Écriture sainte en onciale, recueillis par Dom Chazal dans la reliure de divers volumes de l'abbaye de Fleury. Les 32 feuillets dont il est formé, et dans l'examen paléographique desquels je ne saurais entrer, sont les débris de cinq manuscrits.

Le premier est un manuscrit des quatre livres des Rois; il est écrit en une très belle onciale qui paraît fort ancienne. Il appartenait à Fleury dès les temps les plus reculés, car on lit au folio 7, en une écriture onciale qui paraît être du viii" siècle, les mots suivants, écrits en colonne suivant la coutume de l'abbaye de Saint-Benoît : Sancti Benedicti ubbati Floriacensi\ Le texte esta peu près identique à celui de Théodulfe; il est, avant tout, espagnol '.

Le deuxième manuscrit est écrit en une onciale beaucoup plus grossière, qui paraît du vm® siècle. Il comprenait les Livres sapientiaux, dans un texte qui présente des rapprochements remarquables avec le Codex Amiatinus \ Les rubriques du Cantique des Cantiques sont les mêmes que nous

1. Voyez Delisle, Catalogue des mss. Libri et Barrois, p. 30, et Le Palimpseste de Fleury, p. 9.

2. Voici toutes les leçons que j'ai relevées dans ces fragments: I Rois, vm, 18: quia petistis vobis reyem [= toi. Théod. B. N. 6. 11504**. 11632** 11549).— X, 1 : om. et liberabis — principem (Théodulfe a marqué ce passage d'un obèle; il manque dans le bréviaire mozarabe et dans cav. ainsi que dans ani* . rail, ottob. B. N. 1. 4. 11504*). — Jb., 2: salienfes magnas forças a été ajoute au ix'' siècle (= Théod., avec obèle).— Ib., 11 : inler prophelas (= toi. cav. Théod.). — 76., 12 : [et quis pate]r eorum {=tol* cav. Théod. am. B. N. 2. 45. 11532). — xi, 1 : om. Et jacium — mensem (cxponctué par Théodulfe; om. am. ottob. vall. B. N. 11504*. 11532). — II Rois, m, 39 : Ego autem — rex, et quia hodie cogiiilus et consfifulus sub regejui, porro — mihi suut. Nunc rétribuât (= Théod*. seul). — iv, d {Ingressi — domum a été ajouté au ix° siècle): Adsumentes spicas fril/ci lalenttr percusserunt (= Théod**. seul). — 111 Rois, vu, 30: om. per circuilum. — Ib., 41): Soccho (= B. N. 11504*). — vin, 6*: svb alas.

3. Gant., vi, 12*: uf intuamur te (= am.). — S.vp., v, 24* : Ucrcmam (pour livre m n m ; « m . : herem ta m ) .

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