‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 80 sur 340 · AcT., xxvii, 15* : Jluctibus [= s. arm · texte numérisé non relu

AcT., xxvii, 15* : Jluctibus [= s. arm

5. RoM., I, 27* : relicto nahirali usu in eum usum qui est contra naturam feminœ. — vu, 3*: om. si autem — cum alio viro (= B. N. 11533). — I Cor., X, 8* : xxiiii milia (= toi. S. Gall 70*).

simplement des gloses '. Dans le livre des Actes, ces additions marginales sont, en grande partie, empruntées au manuscrit B. N. 93, souvent cité, ou à un texte identique*.

ïl y a plus. Non seulement les livres de Tobie et de Judith, dans notre manuscrit, sont copiés sur un manuscrit tout semblable à la bible B. N. 93, mais le premier livre d'Esdras, avec Néhémie % ceux des Machabées et probablement aussi le livre d'Esther, sont copiés sur le même modèle. Dans le II* livre des Machabées, par suite d'une interversion des feuillets dans le modèle, le manuscrit 93 insère le passage xiv, 19 dexlras — -42 au milieu du verset 38 du chapitre xii, entre les deux parties du mot superveniret. Le manuscrit 41505 montre la même interversion.

Ainsi donc, quoi qu'il faille penser des rapports de notre manuscrit avec le texte de Théodulfe, qui a certainement été sous les yeux du correcteur, il est établi que le manuscrit de 822, écrit peut-être à Saint-Riquier et en tous cas dans le nord de la France, a été en partie copié et en partie corrigé sur un modèle semblable à la bible que nous allons étudier, et qui provient de la même abbaye. Le fait que l'une et l'autre main suivent le même modèle doit contribuer à nous faire penser que le manuscrit a été copié et corrigé presque en même temps.

La grande bible dont nous venons de parler plusieurs fois et qui occupe les numéros 45 et 93 du fonds latin à la Bibliothèque nationale est connue sous le nom de Codex regius, sous lequel elle figure chez les anciens auteurs. Elle portait les numéros 3563 et 3564 à la Bibliothèque du Roi. Elle appartenait entre le i\® et le x^ siècle à une grande église qui possédait beaucoup de reliques. La liste, peut-être incomplète, de ces reliques est copiée à la fin du second volume ; en tête figurent un morceau

1. Gen., xlvi, 5 : [et dluxcriint seciim grecjes suos etomnia. — III Rois, viii, 66 : et Israël populo suo, quia altare œreum quod erat coram Domino minus eraf et capere non poterat holocausfa et sacrificium et adipem pacificorum {= B. N. 1**). — Es., Liv, 1 : Lxtare sterilis. — Ez., xx, 16, à la fin: et judicia in quibus non vivent. — Dan., xiii, 15: diem aptum, qriando eam possent invenire solam f= mss. de S. Gall). — Le dernier verset de Daniel est eu marge, de la main du correcteur. — Matth., XIII, 35: Hœc omnia facta sunt ut implerefur quod scripfum ei'at per Asaph propliefam: Aperiam, etc. {Asaph: Hier.). — I Cor., xi, 2'i:et gratias agens benedixit Jregit et dixit (doublet).

2. AcT., V, 34 : jussit pusillum aposlolos secedere (^ œm. cf. B. N. 93). — xiii, 6: Barieu, qui interprelatur paratus [quod i. p.: Tliéod. B. N. 93 etc.). — xviii, 2: accessit ad eos et salulavit eos {=Ii. gig. B. N. 93. 16722*. Ambr. E. 53 inf. et bible prov., B. N. 2425). — /b., 21: Oporfet me sollempnem diem advenientem facere Iliero^ohjmam et [= gig. ose. Théod. Muu. 6230. Vienne 1190. B. N. 4**. 1. 10. 93. 202. 341. 11932. 16262. 17250**. dem., textes du xiii" siècle et versions provençales, vaudoise et allemande [tepl.'\). — xxvii, 30: in mare, occasionem quœrentes sub obtenfu... exfendere, ut tulius nauis staret {:= gig. B. N. 93. 309. Ambr. E. 53 inf. etc.). — Ib., 41 : bilhalassum ubi duo maria convcniebant (= B. N. 93. 309. etc.). — xxviii, 16: foras extra castra {= Tbeod. B. >'. 93. 309, etc.).

3. Nkh., VIII, 1** : mcnsis septimus sccnophegix sub Esra et ISeemia (= B. N. 93. 94* et textes du xiii° sicclej.

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de la vraie croix et des parcelles du saint suaire, des os de saint Etienne et de saint Denis et une portion du corps de sainte Geneviève. L'église qui conservait ces reliques ne doit pas être cherchée ailleurs qu'à Saint- Riquier en Picardie : nous le démontrerons tout à l'heure. L'écriture du manuscrit est du ix° siècle. Le texte de cette bible est d'autant plus digne de notre attention, que son origine locale paraît certaine.

Le texte du Pentateuque paraît ressembler à celui de la marge de la bible de Tliéodulfe, mais il a en propre certaines leçons remarquables. Celui des livres des Rois ressemble par endroits au texte de Théodulfe, mais beaucoup plus encore aux anciens textes espagnols ' ; en outre, il montre quelques leçons singulières, qui du reste ne sont que des gloses *. Je n'ai fait que peu de remarques sur le texte des Prophètes, qui paraît bon \

Le livre de Job, avec lequel commence le deuxième volume, présente quelques bonnes leçons, dont la plus importante ne se retrouve guère que dans des manuscrits espagnols". Le Psautier est «hébraïque». Dans les Proverbes, une partie des additions est copiée par une seconde main. Les deux derniers chapitres du Cantique des Cantiques sont copiés deux fois, la seconde fois également au commencement d'un cahier, en tète du livre de Daniel. Cela est d'autant plus remarquable que, dans certains manuscrits espagnols et dans d'autres encore, les trois livres de Salomon sont suivis du livre de Daniel. Il y a là un « repentir d du copiste, c'est-à-dire l'indication de ce fait, que le copiste a changé l'ordre dans lequel les livres étaient disposés dans son modèle. Les deux Sapiences sont exemptes du plus grand nombre des interpolations qu'on y voit d'ordinaire ; elles sont suivies du livre de Daniel, après lequel viennent les Chroniques et Esdras, puis Esther, dont la fm est écrite per cola et commata. J'ai déjà dit que Tobie et Judith, qui se lisent ensuite, reproduisent une ancienne version, dont le texte se retrouve, avec quelques différences, dans les manuscrits espagnols % et je ne reviens pas sur ce que je viens de dire du manuscrit 11505 qui, dans ces livres et dans les Machabées, n'est que la doublure de notre manuscrit. Le texte de nos deux manuscrits semble être, pour les Machabées, particulièrement intéressant. J'y trouve, au fameux passage II Mach., xii, 46, une leçon qui correspond seule, parmi les nombreuses variantes de ce verset, au texte grec de Lucien le Martyr ^

1. I Rois, xyii, 3G: om. quoniam quis est — viventis (B. N. 11504*; cf. toi. leg^. B. N. 6), — xxix, 4, après prœlium : et non sit consiliarms noster {= toi. Théod*. B. N. 11504**. 11532*. S. Gall 78. 1398\ F et V de \ erc . paul .) .

2. II Rois, xix. 4: Aùsalom, fili mi Absalom, quis mihi tribuet ut ego moriar pro te?

3. Je relève pourtant Es., lui, 1 : Domine, quis credidit (= B. N. 11534).

4. Job, i, 21* : oqi. sicut Domino — factum est (= madr-. tol^. ose. Muu. 6225*). — XIX, 25 : om. die {= am. Théod**., etc.).

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