‹ Histoire de la zoologieChapitre 10 sur 132 · Exode, xu, 5 et · texte numérisé non relu

Exode, xu, 5 et

criant que, s’il venait à manquer de parole, les dieux le traitassent comme il traitait cet agneau*.

Hérodote décrit, comme particulière à l’Arabie, une race de brebis à queues si longues et si épaisses que, pour n’être point endommagées en roulant par terre , elles étaient posées sur de petits chariots. Cette race se trouve encore aujourd’hui en Afrique, notamment aux environs du Cap.

Les Grecs, comme presque tous les peuples anciens, n’avaient pas de nom spécial pour désigner le mouton ou bélier châtré1 2, à moins qu’on ne veuille donner ce sens au mot TtpdëaTov , qui correspond au mot pecus de> Romains. Aristote a consacré ici un chapitre important (liv. IX, chap. L, de son Histoire des animaux ) à la castration en’ général, dont nous allons donner ici une analyse succincte. Ce procédé mutilateur, qui consiste dans 1 ablation des testicules du mâle, remonte à la plus haute^ antiquité, témoin le bœuf, 6 (3oüç, qui est le taureau châtré. Aristote fait ici une division fort remarquable en opposant les ovipares (volants et rampants) aux vivipares , les oiseaux et reptiles aux mammifères. « Les animaux ovipares ont , dit-il , leurs testicules situés à l’intérieur du corps, près des reins; les vivipares, qui marchent à la surlace de la terre, les ont la plupart en dehors. » Cette différence d’organisation devait faire varier la pratique de la castration. « On châtre les oiseaux (les coqs' , près de l’anus, en brûlant cet endroit avec deux ou trois fers chauds.... On châtre les veaux en les renversant sur le dos pour ouvrir les bourses et en détruire les testicules, etc. » Les anciens n’ignoraient pas la facilité avec laquelle s’engraissent les chapons, les bœufs, les moutons, etc., ainsi mutilés. Aristote décrit très-bien

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