Tite-Live, xxi
2. Le mot ôï; (t|), d’où le mol latin oi'is, signifie brebis; et le mot xpiôç [à), veut dire bélier ( arics ).
toutes les modifications qu’entraîne la castration, et dans cette énumération il n’oublie pas l’espèce humaine. La mutilation, qui produit les eunuques, était probablement pratiquée bien avant celle qui prépare les animaux à l’engrais; car la jalousie, passion que l’homme partage avec les animaux, esf certainement plus ancienne que la gourmandise.
Les anciens savaient aussi que les moutons ont besoin de sel pour leur réussite, *et que ceux qui broutent le gazon dense des collines ont la chair 'plus délicate que ceux qui paissent dans les vallées L Us n employaient le lait de brebis que pour faire des fromages. C’est surtout pour la laine et la chair qu’ils entretenaient des troupeaux. La tonte des brebis était chez les Hébreux une sorte de fête. Les moutons d’Espagne étaient, du temps de Strabon, estimés pour leur laine à l’égal de nos mérinos.
Buffon a le premier présenté le mouflon comme la souche primitive de toutes nos brebis, parce que le mouflon existe dans l’état de nature, qu’il se multiplie sans le secours de l’homme, et qu’il ressemble plus qu’aucun autre animal à toutes nos brebis domestiques. Le mouflon que désigne ici le grand naturaliste, c’est le mouflon de Sardaigne et de Coi se (ovis musimon , de Pallas), qui se rencontre aussi, dit-on, dans les montagnes de la Grèce et dans les steppes de la Tartarie. Ce mouflon ne forme, d’après Cuvier, qu’une seule espèce avec le mouflon d’Amérique (ovis montana, Geoffr. -Saint-Hilaire) et l’argali de Sibérie (ovis ammon , L.). Une chose certaine, c’est que le mouflon de Corse, qui ne diffère de l’argali que par sa moindre grandeur, produit, avec la brebis domestique des individus d’une fécondité continyc, ce qui est, le cachet de 1 identité de l’espèce. Quant au mouflon d’Afrique, c est une espèce distincte ( ovis tragelaphus ), décrite