Cette erreur repose sur Saùons, 1- série, p
un fait d’observation inexact.
Voy. nos
les insectes en ceux dont la métamorphose est complète, consistant en ce que l’animal éprouve une phase d immo- 3 bilité (nymphe ou chrysalide), et en ceux qui n ont gu une demi-métamorphose ou dont le changement ne consiste qu’à recevoir des ailes, comme il arrive aux cigales, qui ne passent pas par l’état de mort apparente.
Toutes ces métamorphoses ont été parfaitement décrites par Swammerdam ; il en fit la base de la classification des insectes dans sa fameuse Bible de la Nature , dont la première édition parut en hollandais et en latin et qui lut traduite en allemand avec une préface de Boerhaaie, 1 Leipzig in-fol. (meilleure édition). La même classifieation se ' retrouvé , avec quelques développements, dans * le livre posthume de Ray sur les insectes. Ainsi, les insectes sans métamorphoses y sont divises en ceux qui ont des pieds ( pédiculés ) et en ceux qui n’en ont pas apodes). Les insectes apodes sont subdivisés en terrestres e en aquatiques. Les terrestres sont à leur tour subdivises en ceux qui vivent dans la terre, comme les lombrics, e en ceux qui vivent dans l’intérieur des animaux. On voit par là que les vers terrestres et les vers intestinaux étaient rangés parmi les insectes. La subdivision des apodes aquatiques repose sur la grandeur ou la Petl[esse leur corps. Quant aux insectes pédicules, ils sont, classes d’après le nombre de leurs pieds : les uns en ont six (insectes proprement dits); les autres huit, comme les araignées ; d’autres dix, comme les scorpions; d autres quatorze, comme les cloportes, etc. G est ainsi que es arachnides, les crustacés, les myriapodes furentcompris dans le même cadre que les insectes proprement dits.
Le point de vue qui domine dans l'ouvrage de ^ammerdarn, c’est la comparaison du développement des animaux avec le développement des plantes. L auteur montre qu’à partir de l’œuf jusqu’à l’état parfait il se développe chez les insectes, des.organes qui y préexistaient a 1 état rudimentaire. Ce fait particulier, a savoir que la metamor-
temps modernes. 1 J '
chose n’est qu’un développement, que la différence entre les insectes et les animaux plus élevés ne consiste qu en ce nue le développement de ceux-ci part de plus loin, ce fait là est, comme l’avait déjà remarqué Cuvier, une vente capitale, une vérité de premier ordre.
lleili .
François Redi (né à Arezzo en 1626, mort en 16981, premier médecin du grand-duc de Toscane, choisit, comme presque tous les médecins de cotte époque, l’histoire naturelle pour objet de ses études favorites, et il limita son choix aux reptiles et aux insectes. Membre de l’Académie ciel Cimente , il fit de la méthode expérimentale son principal guide. C’est le guide auquel il eut recours pour éclaircir la fameuse question de la génération spontanée. Ne jurant que par Aristote, presque tous les physiologistes d’alors soutenaient que les vers, les insectes en général, tous les petits animaux provenaient de la putréfaction de la matière, parce qu’ils les voyaient se développer dans les cadavres. C’est la une de ces innombiables affirmations, comme on en faisait depuis longtemps, en dehors de tout interrogatoire sérieux de la nature. Redi lut du petit nombre de ceux qui en appelèrent à l’observation ou à la méthode expéiimentale pour résoudre la question. Ses Expériences sur la génération des insectes ( Espc rienze intorno alla generazione clegl' insetli ), faites dès 1668, ont été souvent réimprimées1. Elles démontrent cette proposition que « des chairs d’animaux morts ne s’engendrent point des vers, si d’autres animaux vivants n’y en ont pas porté les germes » ( dalle carni clegli ani-
1. Nous en possédons Ia5” réimpression, suivie d’une lettre à Chai les Dati (Florence, 1088), in-4, avec des gravures sur cuivre.
înali-morli non s'ingenerino i vermi, se in quelle da altri animali vivenli nonne sieno portate le sernenze).
Ses adversaires ne s’estimèrent pas pour battus : ils s’appuyaient sur l’existence des vers intestinaux pour défendre la doctrine de la génération spontanée. Redi leur répondit par ses Osservazioni inlorno agli animali vivenli che si trovano negli animali vivenli (Florence, 1684, in-4°, avec fig.). Dans cet ouvrage, qui est le pendant du premier, il établit expérimentalement que les vers intestinaux mêmes ont les deux sexes, qu’il y a des mâles et des femelles, et qu’ils se propagent également par des œufs.
Dans ses Observations sur les vipères ( Osservazioni inlorno aile vipere , Florence, 1664), Redi a le premier décrit la glande qui sécrète le venin et la dent qui introduit ce venin dans la plaie. Faisant ensuite des expériences sur lui-même, il a aussi le premier montré que le venin de vipère peut être avalé sans danger, et qu’il n’empoisonne que s’il est introduit dans le sang par une blessure. Ces résultats ont été complètement confirmés depuis par d’autres expérimentateurs.