‹ Histoire de la zoologieChapitre 117 sur 132 · Ilist. animal., v · texte numérisé non relu

Ilist. animal., v

tréfaction, sont le résultat d’une génération spontanée, proies sine maire , lorsque Redi, au dix-septième siècle, vint, par des observations précises, renverser un système au moins aussi ancien que celui de Ptolémée. Le célèbre naturaliste italien démontra, comme nous l’avons vu, que les vers des viandes putréfiées étaient des larves, des êtres transitoires, procréés par des mouches bien connues. Les observations de Swammerdam, de Yallisnieri, de Réaumur vinrent confirmer les expériences de Redi.

Les partisans de la génération spontanée allaient abandonner leur théorie , lorsque l’autorité de Ruffon leur apporta un secours inespéré. Buffon semblait avoir pris à tâche, avec son hypothèse des molécules organiques , de reproduire l’erreur des anciens philosophes. Les vers de terre, les champignons, etc., n’existent, selon lui, que par génération spontanée. « Dès que les molécules organiques, dit-il, se trouvent en liberté dans la matière des corps morts et décomposés, dès qu’elles ne sont point absorbées par le moule intérieur des êtres organisés qui composent les espèces ordinaires de la nature vivante et végétante , ces molécules , toujours actives , travaillent à remuer la matière putréfiée, elles s’en approprient quelques particules brutes, et forment, par leur réunion, une multitude de corps organisés, dont les uns, comme les vers de terre, les champignons, etc., paraissent être des animaux ou des végétaux assez grands, mais dont les autres, en nombre presque infini, ne se voient qu’au microscope ; tous ces corps n’existent que par une génération spontanée1. » Puis, s’animant de plus en plus, il ajoute: * La génération spontanée s’exerce constamment et universellement après la mort, et quelquefois aussi pendantla vie... Les molécules surabondantes qui ne peuvent pénétrer le moule intérieur de 1 animal pour sa nutrition cherchent à se réunir avec quelques parties de la

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