‹ Histoire de la zoologieChapitre 13 sur 132 · De re rustica, n, IL · texte numérisé non relu

De re rustica, n, IL

més ciliciens. Le nom de cilice tire sans doute de là son origine.

Les renseignements fournis par Golumelle montrent combien les anciens s’entendaient en zootechnie: « Le bouc et la chèvre, dit-il, au cou desquels on fait bien d’attacher des clochettes, sont de bonne race lorsque leur poil est long et luisant : il est alors facile à tondre et très-propre à faire dçs manteaux pour les soldats et les marins. » Golumelle donne la préférence aux chèvres et boucs sans cornes, plus rares que ceux qui ont des cornes ; il entre aussi dans beaucoup de détails concernant la fabrication des fromages de chèvre1. Les bergers du mont (Eta connaissaient le moyen d’avoir du lait dans les époques de 1 année où les chèvres n’en donnaient point; à cet eftet, ils leur frottaient les mamelles avec des orties.

Les Grecs, non-seulement distinguaient le mâle de la femelle par les dénominations de 6 xpâyoç (le bouc) et ■/; aî; (la chèvre), mais ils avaient des appellations différentes selon 1 âge des petits; ainsi, par spicpoç ils désignaient le bouc qui n’a que trois ou quatre mois, et par ^t|i.oupa la jeune chèvre qui n’a encore passé qu'un hiver. Ils avaient même une onomatopée pour indiquer le cri de la chèvre. Dans Homère, le mot cdyeç (chèvres) est presque toujours accompagné de 1 épithète de , bêlantes, que rend

très-bien le mot allemand mækernde.

Aiistote affirme que le bouc a plus de dents que la chèvre ; il signale en même temps la bifidité du pied, ej il a soin de classer la chèvre et le bouc parmi les ruminants, à côté du bœuf, de la brebis, etc.

Le naturel inconstant de la chèvre est passé en proverbe : elle saute, bondit, s’approche, s’éloigne; l’aliment qui lui plaisait la veille, elle le dédaignera le lendemain, sans aucune cause, en apparence, déterminante; le mot

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