I. Columelle, De re ruslica, n, 6 et
caprice a été certainement emprunté au naturel (le la chèvre (en latin, capra).
Les moutons font beaucoup de mal aux jeunes plantations, et ils ont une prédilection marquée pour les bourgeons de la vigne. C’est pourquoi les anciens offraient des boucs en sacrifice à Bacchus, le dieu protecteur de la vigne; les victimes devaient, par une sorte d’expiation, payer en quelque sorte les méfaits des autres.
La chèvre ne manque pas d’intelligence. Mutianus, cite par Pline, raconte à cet égard un exemple frappant, dont il avait été lui-même témoin oculaire. Deux chèvres -t rencontrèrent au milieu d’un pont très-étroit, suspendu au-dessus d’un gouffre où se jetait un torrent. Allant en sens contraire l’une de l’autre , elles seraient tombées toutes deux dans le gouffre, si elles s étaient heurtées. Pour prévenir cet accident, l’une se coucha et servit ainsi dé pont naturel à l’autre '.
Le bouc aime , à l’exemple du bélier et du taureau, à marcher en tête du troupeau. Lorsqu on vient à mêler des chèvres avec des moutons, les premières ont le pas et conduisent volontiers les moutons*.
Aristote a dit le premier que la durée de la gestation de la chèvre est de cinq mois comme celle de la brebis, et que la durée de sa vie est d’environ huit ans, tandis que celle' de la brebis est de dix ans. Il s’est aussi rendu l’organe de certains contes, fort accrédités de son temps. Ainsi il raconte, sur l’autorité d’Alcméon, sans y croire cependant, que les chèvres respirent par les oreilles. Cette assertion imaginaire, qui repose peut-être sur un fait mal observé1 * 3, est attribuée par Varron et Pline à