Élien, Hisl. rar., u
principales contrées de 1 Europe et de 1 Afrique. De 1 Ancien-Continent ils ont passé dans le Nouveau-Monde. Le phénix dont parlent Hérodote, Pline, Appien, et qui était regardé comme un oiseau fabuleux, pourrait trèsbien avoir été le laisan doré de 1 Inde. Ce que Pline dit des tetraos , qu’il compare aux aigles pour la taille et la couleur, peut également s’appliquer au coq de bruyère ( letrao telrix , L.), et à la gelinotte (tetrao bonasia , L.) '.
Les des Grecs et des Romains sont les
pintades, originaires de l’Afrique ( numida meleagris, L.), à juger par les descriptions qu’en ont données Aristote, Vairon, Pline, Athénée, etc. Leur plumage bigarré a exercé l'imagination des poètes anciens. Dans les taches blanches, sur un fond gris d’ardoise, ils voyaient les larmes des sœurs de Méléagre pleurant sur le tombeau de leur frère1 2. Le Périple de Scylax nous apprend qu il y avait, non loin du golfe de Carthage, un lac couvert de pintades (méléagridcs) sauvages, souche de nos pintades domestiques. Dans le temple d’Isis, près de Tithorée en Phacide, on célébrait deux fois par an des fêtes solennelles; les riches offraient à la divinité des bœuls et des cerfs, les pauvres des oies et des pintades3. Les Grecs désignaient par le mot xay'/aÇeiv, cacliinnari , le cri particulier de ces oiseaux.
On a répété avec Buffon et Cuvier que le paon ( pavo cris talus, L.;, originaire du nord de l’Inde, a été apporté en Europe par Alexandre le Grand. C’est là une erreur. Ce superbe oiseau se voyait en Grèce, comme une curiosité, déjà du temps de Périclès, plus de cinquante ans avant la naissance d’Alexandre. Aristophane en parle dans plusieurs de ses comédies (les Acharnions et les Oi-