‹ Histoire de la zoologieChapitre 23 sur 132 · Pausanias, x · texte numérisé non relu

Pausanias, x

seaux). Suivant le rhéteur Anüphon (mort en 419 avant J. G.), cité par Êlien, un couple de paons se vendait alors mille drachmes (environ 600 fr.). Alexandre admira plus tard ces oiseaux dans l’Inde, et défendit, sous des peines sévères, d’en tuer. Son précepteur, Aristote , en avait déjà étudié les mœurs : il attribuait au paon d'aimer à paraître beau et d’être jaloux1. Si les toukkiym de la Bible (I Reg., x, 22) sont des paons, on aura la preuve que, dès l’époque de Salomon, les Israélites entretenaient des relations avec l’Inde par la mer Rouge. Les monnaies de l’île de Samos, où Junon avait un temple célèbre, avaient le paon pour effigie.

Les pigeons domestiques se divisent en variétés nombreuses, dont la plupart étaient connues des anciens. Les petites races paraissent avoir pour souche le biset ou pigeon de roche ( columba livia , Briss.), tandis que le ramier [columba palumbus, L.) serait la tige primitive des grandes races. Les observations d Aristote, de Caton, de Columelle, de Pline, d’Appien sur les pigeons, sur les ramiers, sur les bisets et les tourterelles, ont été confiimées par les observateurs qui leur ont succédé.

Les Assyriens rendaient un culte particulier au pigeon , ils en portaient la figure sur leurs étendards. C est ce qui explique ces mots de la Bible : colère du pigeon et glaive du pigeon , pour la fureur et l’épée des Assyriens. Aux yeux des Israélites, la colombe était le symbole de 1 amour et de la chasteté. Chez les Grecs et les Romains, le même oiseau était consacré à Vénus: la déesse de 1 amour était traînée sur un char attelé de colombes.

La domestication du canard [anas boschas, Ld et de l’oie (, mas anser , L.) est, comme le fait remarquer Buffon, une double conquête : l’homme s’est par là assujetti des animaux habitant à la fois 1 air et 1 eau.

Aristote compte le canard parmi les plus pesauts des

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