Aristote, Ilist. animal., i, t
oiseaux aquatiques, stéganopodes, arByavonoSeç, c’est-à-dire qui ont des membranes entre les doigts 1 . La membrane mterdmitale, que signale ici Aristote, forme le caractère fondamental de toute une famille d’oiseaux aquatiques, la famille des palmipèdes. D’après une autre observation de ce philosophe naturaliste (II, 17), le canard a l’œsophage, trèslarge et des appendices aux instestins, vers 1 extrémité de leur conduit. Varron et Golumelle donnent des préceptes détaillés sur la manière d élever les canards, et Llien en décrit très-bien les mœurs. Dès le temps de Martial, on ne mangeait du canard que la poitrine et le cou , ces parties étaient préférées au reste du corps1 2.
Pline parle d’un genre de palmipèdes, qu’il nomme oiseaux de Diomède , comme particuliers à une île de la mer Adriatique. « Juba, dit-il , les appelait catarractcs [k cause de leur vol précipité) ; ils ont des dents, leurs yeux sont couleur de feu; ils se mettent deux pour conduire une troupe, l’un en tête, l’autre en queue. Avec leurs becs ils creusent dans le sol des trous qu’ils recouvrent de branchages, et où ils couvent leurs œufs. Ges cavités ont deux ouvertures, l’une à l’est, d’où ils sortent, et l’autre à l’ouest, où ils rentrent. On ne voit ces oiseaux qu’en face de l’Apulie, dans une île célèbre par le tombeau et le temple de Diomède3. »
L’opinion des zoologistes eux-mêmes a été partagée sur les oiseaux de Diomède: les uns ont voulu y voir des hérons, les autres des cigognes, d’autres des albatros, des râles, des boubies ou fous, etc.' Ge qu’il y a de certain, c’est que la description qu’en donne Pline, sur l’autorité de Juba, se rapproche en même temps de celle du harle et de celle du tadorne. D’abord, il n’existe pas d’oiseau