Cuvier, Ilist. des sciences naturelles, l. L p
Le pythagoricien Alcméon , que nous ne connaissons guère que par Ghalcidius, commentateur de Platon, paraît avoir le premier disséqué des animaux. Voyant que dans la première période de la vie fœtale la tête est proportionnellement plus volumineuse que les autres parties du corps, il en conclut que la tête des animaux se forme la première. Il disait que les chèvres respirent par les oreilles1 2, et plaçait le siège de l’odorat dans le cerveau. Il prétendait que le fœtus se nourrit par la peau, et comparait l’époque de la puberté chez les animaux à celle de la floraison chez les plantes.
Dèmocrite et Hippocrate suivirent les traces d’Alcméon. Le premier, taxé de folie par ses concitoyens (les Abdéritains), parce qu’il aimait à errer parmi les tombeaux, « probablement, dit Cuvier, pour y chercher quelques pièces ostéologiques, » expliquait la variété des mœurs chez les animaux par la diversité de leur organisation. Hippocrate, qui avait opéré sur quelques crânes, considérait le cerveau comme un organe spongieux, destiné à absorber l’humidité du corps. Malheureusement, le respect religieux que les Grecs avaient pour les cadavres les empêchait de faire des progrès en anatomie. Les Égyptiens, par suite de la pratique de leurs embaumements, étaient sous ce rapport plus avancés que les Grecs.
Aristote et ses disciples.
Celui qui doit être considéré comme le véritable créateur de la zoologie , dans l’acception propre du mot, c’est Aristote. Son Histoire des animaux ', en neuf livres, que