Voyez, pour plus de détails. Hérodote ii 18 - m 07 tv j
h 80. - Pline, YIII, 71. ÉUen , xi, 10 12. ’ ’ ’ 27' ~ Dlodorc,
caractère du bœuf domestique « d’être doux, lent et docile. » Il signale l’absence des dents de devant (incisives,, ajoutant que tous les animaux qui ont des cornes sont dans le même cas. Il distingue très-bien les cornes du bœuf de celles du cerf, en observant « que les premières sont creuses, qu’elles ne se renouvellent point et qu elles sont plutôt adhérentes au cuir qu’à l’os. » Enfin Ans tote range le bœuf avec la chèvre, la brebis, etc., parmi les animaux ruminants (toi RpuxdÇovta ™v ÇoW; , qui man cnient d’incisives (vi R «RoSovra)1. Cet indice de classification ne fut repris et développé que vingt siècles apres
Aristote.
Le bœuf domestique descend-il du bœuf sauvage, ou n'en est-il qu’une transformation? Cette question, comme en général tout ce qui concerne les origines est restee entourée de ténèbres. Elle est d’autant plus difficile a résoudre qu’elle touche à la question, encore si controversée de l’immutabilité des espèces.
Hérodote (vu, 126) parle de, bœufs sauvages ayant des cornes gigantesques et que des marchands emmenaient en Grèce. Suivant Aristote, le bœuf sauvage différé du bœuf domestique comme le sanglier du porc. « Les bœuts sauvages dit le philosophe naturaliste, sont noirs; leur extérieur annonce plus de force, leur museau est plus relevé et leurs cornes sont plus contournées. « Il les place dans l’Arachosie. Varron2 cite la Dardame la Medie et la Thrace, comme nourrissant beaucoup de bœufs sau vaBeB Pline fait un tableau effrayant de la férocité des taureaux sauvages de l’ÉtlnopieA . Mais aucun de ces auteurs ne s’est prononcé sur l’origine du bœuf domestique.
Le bœuf sauvage de l’Arachosie, dont a parlé Aristote, était, d>rès Cuvier et Flourens, le buffle (fc» buba-
1 Aristote, Jtisloria animalium , ix, f>0.
V Varron, De re rustica, il, 1, 5*
•j piine, Hisloria naturalis, vm, 21.
lus , L.),bien qu’il fût généralement admis depuis Bufi’on que le buffle ( buffalus d'Aldrovande) , originaire de l’Inde, n’avait été introduit en Égypte, en Grèce et en Italie que pendant le moyen âge (au vne siècle). Buffon affirme que le bœuf (vache) et le buffle, quoique domestiqués sous le même toit et nourris dans les mêmes pâturages, ont toujours refusé de s’unir. « Leur naturé est, ajoute-t-il, plus éloignée que celle de lane ne l’est de celle du cheval ; elle paraît même antipathique, car on assure que les vaches ne veulent pas nourrir les petits buffles, et que les mères buffles refusent de se laisser teter par des veaux. » En présence de ce fait, il a fallu abandonner l’idée que le bœuf domestique descend du buffle ou du bœuf sauvage de l’Arachosie.
On a beaucoup discuté pour savoir à quelle espèce de bœuf il fallait rapporter le bonasus, Yurus et le bison des anciens. D’après Aristote, le bonasus (ô pôvaacro;) habite la Péonie et la Médique, provinces macédoniennes, limitrophes de la Thrace ; il se distingue du taureau, auquel il ressemble beaucoup, par une crinière qui lui descend jusque sur les épaules et les yeux ; sa couleur tient le milieu entre le cendré et le roux. Jules César, traitant des productions de la Germanie, a parlé le premier de Yurus, nom qui se retrouve dans l’allemand aurochs , qui signifie bœuf de montagne. « Les uri ont, dit-il, presque la grandeur des éléphants; leur forme et leur couleur sont celles du taureau. Doués d une force et d’une vitesse également grandes, ils courent sur l’homme aussi bien que sur la bête qu’ils aperçoivent1. » Les bisons, que Pline, qui en a parlé le premier, appelle bisonles jubali 2, étaient caractérisés par une bosse entre les épaules, et par des poils très -longs sur le cou, les épaules et le dessous de la gorge.