‹ Histoire de la zoologieChapitre 4 sur 132 · Pline, liist. nat., vin · texte numérisé non relu

Pline, liist. nat., vin

Regardant la bosse et la longueur des poils comme des variétés accidentelles, Buffon rapproche le bison (bœuf bossu)'de l’aurocbs (bœuf sans bosse). «Les deux races se sont, dit— il , soutenues soit dans 1 état libre et saui&ge. soit dans celui de domesticité, et se sont répandues ou plutôt ont été transportées par les hommes dans tous les climats de la terre ; tous les bœufs domestiques sans bosse viennent originairement de l’aurochs, et tous les bœufs à bosse sont issus du bison. »

Telle n’est pas l’opinion de Cuvier. Après avoir établi que le bonasus , Yurus et le bison des anciens ne sont tous trois que le même animal, 1 cmvochs . 1 emment zoologiste s’attache à démontrer que l’aurochs ( bos urus ) et le bœuf domestique ( bos taurus ) sont deux espèces différente*. « L’aurocbs se distingue, dit-il, de notre bœuf domestique par son front bombé, plus large que haut, par l’attache de ses cornes au-dessous de la ligne saillante qui sépare le front de l’occiput, par la hauteur de ses jambes, par une paire de côtes de plus, par une sorte de laine crépue qui couvre la tête et le cou du mâle, et lui forme une barbe courte sous la gorge, par sa voix giognante, etc. C’est un animal farouche, réfugié aujourd’hui dans les grandes forêts de la Lithuanie, des Carpathe* et du Caucase, mais qui vivait autrefois dans toute l’Europe tempérée. C’est le plus grand des quadrupèdes propres de l’Europe L » Cuvier montre ensuite que le bison des anciens, appelé aussi zubi, n’est quel aurochs devenu vieux. Il n’admet, pour l’Europe, que deux espèces primitives de bœufs, Y aurochs et le thur*. C’est cette dernière espèce, aujourd’hui perdue, qu’il regarde comme la souche de notre bœuf domestique. « Je ne doute pas, dit-il, que les restes à demi fossiles du tliur n’aient appartenu à une espèce sauvage, bien différente de l’aurochs,

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