Ibid., t. I, p
l’Inde. Il n’est guère possible de fixer l’ongine de cette lettre qui se trouve dans les écrits du Pseudo-Calluithene, dans Vincent de Beauvais et dans plusieurs manuscrits inédits du roman d’Alexandre, en ancien français Elle ne paraît pas être identique avec la lettre d’Alexandre dont parlent Plutarque, Pollux et Tertullien, et qui devait rappeler le zèle du roi macédonien pour l mstoire natu-
16 Un événement heureux pour les progrès de la zoologie fut la création d’une ménagerie, la première qui ^ existe par Ptolémée Philadelphe (vers 260 avant J. G.), hls du lieutenant d’Alexandre à qui échut en partage le rojaume d’Égypte, et qui, plus heureux que ses compagnons d armes fonda le dynastie des Lagides Cette menagerie etoi un établissement auxiliaire de cette fameuse Academie des sciences que Ptoléméee goter, fils de Lagus avait sous le nom de Musée , à Alexandrie. Les détails conserves d’une fête que Ptolémée Philadelphe avait organisée eu honneur de, son père, peuvent donner une idee des ncW ses de la ménagerie d’Alexandrie. Dans cette fete, ou se célébrait le triomphe deBacchus dans l’Inde, on voyait hgurer des éléphants, des bubales, dos cerfs blancs des autruches, des oryx, des chameaux charges d aromates, de> d’Éthiopie, des panthères, des léopards, d^s once®’ ^ rhinocéros,’ des lions et des ours blancs. Comment des ours blancs , habitant les mers glaciales, pouvaunt-il figurer dans la fête de Ptolémée ? Voilà ce duon j etait depuis longtemps demandé, lorsque le voyageur Rupp Scl.irdr la question par la découverte d'ours Man dans le Liban; c’est sans doute de ces montagnes que roi d’Égypte faisait venir les siens.
Nous ne savons à peu près rien des zoologistes d’A-
, nop pr ,1e Xivrey Traditions tératologiques , Prolégom.
3 U prft.ndïe lettre rt'Atoadr, „«.« grec, ace», pagné d’une trad. française) s'y trouve p. 3Ji-3t 1.
lexandrie durant le règne des Ptolémées. Des travaux du péripatéticien Agatharchide, qui vécut presque toujours en Égypte, il ne nous reste que des fragments, conservés par Photius et par Diodore. Ces fragments, où se trouvent décrits, avec assez d’exactitude, ,1e rhinocéros, le camélo-pardalis (giraf-i), le croccttas (espèce d’hyène), différentes especes de singes, sont très— précieux pour 1 histoire naturelle de 1 Afrique, sur laquelle nous n’avons que les rares renseignements contenus dans le Périple d’Hannon. L’auteur de ce Périple, qui vivait probablement ieis 5/0 axant J. G., raconte qu il vit sur les côtes occidentales de l’Afrique des hommes et des femmes entière ment velus, et les matelots ayant pris quelques-unes de ces femmes pour les emmener à Carthage, les trouvèrent intraitables : elles les égratignaient, les mordaient, et se laissèrent mourir de faim ; leurs peaux seules furent, emportées à Carthage et suspendues dans le temple de Junon. Ces prétendus hommes et femmes velus étaient selon toute apparence, de grands singes, le gorille ou le chimpanzé, comme on en voit encore aujourd'hui sur les côtes du Sénégal.