Uist. ndt., ix
lets; que pour pêcher l’espadon ou xipliias, on construisait, avec des parties de ce poisson, tels que l’épée ou le museau de l’animal, de petites barques ayant l’apparence du xiphias. Celui-ci, croyant se mêler à des animaux de son espèce, se laissait approcher, et les pêcheurs le frappaient alors à coups de trident. Les Siciliens se servent encore aujourd’hui du trident pour la pêche de ce poisson, mais ils l’attirent avec des flambeaux.
La pêche du thon, que l’on croyait venir de l’Océan dans la Méditerranée par le détroit de Gibraltar1, était chez les anciens l’objet d’une véritable industrie. Les hommes préposés à cette pêche , nommés thynnoscopes , avaient pour fonction de monter sur les rochers les plus élevés ou les plus propres à découvrir les troupes de thons, et d’avertir de leur arrivée, afin qu’à un signal convenu on tendît les filets. La pêche du scare était fondée sur une sorte d’amitié que les individus de cette espèce paraissent avoir entre eux. Quand l’un est pris à la ligne, les autres, d’après Oppien, tournent autour et cherchent à le dégager en rongeant la ligne; s’il est pris dans un filet, ils le saisissent par la queue pour l’en faire sortir.
Le poëte-naturaliste nous raconte aussi comment, de son temps, les enfants pêchaient l’anguille : ils jetaient ' dans l’eau un long intestin et attendaient qu’une anguille en eut avalé une grande partie ; ils gonflaient alors l’intestin en y soufflant par le bout qu’ils tenaient, et tiraient à eux l’animal, ainsi empêché de se dégager.
Oppien nous apprend qu’on prenait aussi les poissons en les engourdissant au moyen de certaines substances. On se servait pour cela le plus souvent d’argile imprégnée du suc de la racine de cyclame. On n’a pas encore vérifié si, comme le prétend Oppien, le poulpe quitte la mer et vient jusque sur le rivage lorsqu’on y dépose des branches d’olivier.
}■ 0n sait que 'e thon se retire en hiver au fond des eaux et reparaît au printemps.
L’auteur termine ses Halieutiques par la peche des coouillages au fond de la mer, pêche qui exposait les plongeurs au danger d’être dévorés par de gros poissons. A cette occasion, il dit que l’on peut plonger sans crainte dans tous les lieux où vivent les poissons sacres , qui auraient la vertu de faire fuire les poissons dangereux.
« Cette remarque d’Oppien, ajoute ici Cuvier, est exacte ; son application seule est fausse. Si l'on peut pénétrer avec sécurité dans les eaux ou vivent les poissons pretcn dus sacrés, cc n'est pas parce qu rls ont reellemen la vertu de chasser ceux qui sont nuisibles, c est tout sim plement parce que ces poissons sacres étant tres-faihles, comme les plies et les soles, ils ne pourraient. subsister dans des lieux qui seraient habités par des animaux méchants et robustes, dont l’homme doit éviter la lencon-
Cynégétiques, dont l’auteur est, suivant quelques critiques , différent de celui des HalieuUques, comprenait vingt-deux mille quarante-deux vers, distribues en quatre chants, dont le dernier ne nous est pas parvenu entier Voici les particularités zoologiques de ce poeme. Les défenses de l’éléphant seraient, non pas des dents, mais des cornes; ce qui est inexact, car ce sont de véritables incisives. En prétendant que les éléphants sont capables de parler, l’auteur n’a voulu sans doute faire allusion cru’ à l’intelligence de ces animaux. Beaucoup d autres assertions sont purement fictives, à savoir, par exemple cme tous les rhinocéros sont du sexe masculm et qu i n’v a pas de rhinocéros femelles ; que la bonne pleine met au‘ tour la première fois cinq lionceaux, quatre la seconde fois iis la troisième, puis deux, et enfin un seul lionceau • crue l’ourse met au monde des petits tout a fait mfZês et qu’elle leur donne une forme en les léchant ; que l’inimitié qui existe entre le loup et l’agneau est teile-
1 Cuvier, Uist. des sciences naturelles, t. I, p.
menl grande, que, si, après leur mort, on fait des tambours avec leurs peaux, la peau du loup fait taire la peau de 1 agneau , que les hyènes changent de sexe tous les ans ; que les dents du sanglier contiennent du feu, etc. Cependant l’auteur réfute l’opinion de ceux qui prétendent qu’il n > a pas de tigre mâle ; il fait une description exacte de la girafe, et donne des détails précis sur les principales races de chevaux connues de son temps. Pour l’élégance de la forme et pour la vitesse, il place au premie/rang les chevaux de l’Ihérie ou de l’Espagne. Nous devons mentionner ici les orynges , variété de chevaux qui ressemblaient au zèbre par les raies de couleurs opposées dont leur corps était couvert. Ils s’obtenaient, rapporte 1 auteur, en plaçant un cheval blanc sous les yeux d’une jument au moment où on lui procurait un étalon noir- 1 imagination de la mère devait ainsi produire le mélangé des couleurs noire et blanche. Ce procédé rappelle celui qu employaient les patriarches pour avoir des moutons de couleurs variées '.
lxeutl/]MS, dans la paraphase en prose greccrue Eutecmus, se composent de trois chants. Le premier traite des oiseaux apprivoisés et des oiseaux de proie - le second, des volatiles aquatiques; le troisième, des différentes maniérés de chasser les oiseaux.
Athenèe, natif de Naucratis, en Égypte, écrivit vers
rrsr tro;r mc siMe d' ♦*»: ™
, U c! AeimvodoçwTai ( Banquet des savants 1 une sorte ÉiieTlui ,fU1 n‘nf(!rrae beaucouP de détails zoologiques2
' P°ur mornmt une espèce .l'oiseau
Voy. plus haut, p. 7.
1801-1807, l'l4 voLliln-8!C!''erChé0 ^ CeUe de Schwei&hæuser; Strash.,
w HISTOIRE de la. zoologie.
il’attaeane) sur laquelle Buiïon avait conservé des doutes dit à son esclave Prends garde je e Un marne a semblable à celui d un at-
^^"âLigué est, dVprèsCu™, >-
ganga, parce qu’il est le
de certains Æ l revue ^1. III)
-“>4 ias “ les cra-
bes, les oursins, les langoustes, etc.