‹ Histoire de la zoologieChapitre 39 sur 132 · Diodore, m · texte numérisé non relu

Diodore, m

Pline. Le naturaliste romain nous apprend que Pompée le Grand fit le premier paraître, dans les jeux publics, un rhinocéros unicorn e (indien)1, et Pausanias appelle bœufs cthiopiques ou africains les rhinocéros qui portent deux cornes, dont l’une, plus grande, est située en avant du nez, et l’autre, plus petite, est située un peu plus en arrière

Au rapport de Dion, Octave donna, après la défaite de Cléopâtre, des jeux magnifiques où parurent, entre autres animaux rares, un rhinocéros et un hippopotame. Suivant Lampridius , Héliogabale nourrissait, dans son parc à Rome, un rhinocéros.

Malgré les descriptions et les dessins des voyageurs, tels que Bontius, Chardin et Kolbe, les rhinocéros étaient très -imparfaitement connus en Europe avant ceux qui furent envoyés vivants du Portugal à Londies en 1739 et 1741, et dont Parsons publia, en 1743, l’histoire. C’est d’après ce travail que Buffon a donné sa description du rhinocéros. Elle a été depuis complétée ou rectifiée par des observations faites sur des sujets de diverses provenances, entretenus à la ménagerie du Muséum de Paris. Ainsi, on a constaté que la lourdeur apparente du rhinocéros, protégé par une peau impénétrable, fait un singulier contraste avec son agilité. « Quoiqu’il soit très-bas de jambes, il court, observe Cuvier, si rapidement, que le galop d’un cheval ne peut suffire pour lui échapper. » Le même observateur a montré que la corne que cet animal porte sur le nez, n est pas creuse comme celle des bœufs et des moutons, mais qu’elle est pleine comme celle des cerfs et composée de fibres d’une nature analogue à celle des poils : la corne de rhinocéros serait une agglutination de poils. Moins intelligent que l’éléphant, dont il partage les yeux de co-

]. Pline, vin, ^29.

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