Pline, vm
phoses, que l’Inde avait fourni des lynx au triomphe de Bacchus, ceint de la vigne :
Vida racemifero lyncas dédit India Baccho.
Hyène. — Lçs anciens connaissaient les deux espèces principales de l’hyène : 1 hyène rayee ( co,nis hyéelui , L.), qui habite la zone torride de l’Ancien-Monde depuis 1 Inde jusqu’en Abyssinie et au Sénégal, et 1 hyène tachetée, le loup tigre ( canis crocuta , L.), qui appartient à 1 Alrique, particulièrement au Cap.
Aristote a décrit l’hyène rayée sous le nom de Catvoc ou de vXavoç. «C’est, dit-il, un animal qui a la couleur et la taille du loup ; mais il a le poil plus épais, et une sorte de crinière qui occupe toute la longueur du dos — L’hyène se met en embuscade pour saisir les hommes. Elle fouille les tombeaux, tant elle aime la chair humaine.... Il est faux qu’elle réunisse les deux sexes'. » Le même auteur fait remarquer ici que l’erreur vient de ce que la femelle a sous la queue une fente ou poche sans ouverture interne. Cette particularité avait fait croire à Belon que l’hyène d’Aristote était la civette, qui sécrète le musc. Mais la civette est beaucoup plus petite que l’hyène et elle n’en a pas la férocité. Oppien a très-bien signalé le dos en pente et les mœurs nocturnes de l'hyène. Pline et Élien répètent les contes qu’ Aristote avait déjà en partie réfutés, à savoir que l’hyène non-seulement réunit les deux sexes , mais qu’elle en change alternativement , qu’elle est mâle une année et femelle une autre année ; qu’elle imite le langage des hommes pour attirer les bergers et les dévorer ; et que , en habile magicienne , elle charme les chiens et les rend muets 1 2. Palladius (De re ruslica , i , 35) attribue à la peau de l’hyène la vertu de