Pline, vul, 30 ; Élien, vi
dissiper les images de grêle. L’empereur Gordien fit paraître des hyènes dans le cirque à Rome.
L’hyène tachetée a été décrite par Diodore sous le nom de crocottas.« Il y a, dit-il, un animal que les Éthiopiens appellent crocottas ; il tient de la nature du loup et du chien ; mais il est plus à craindre que tous les deux par sa férocité. Rien ne résiste à la force de ses dents, car il broie aisément les os les plus gros, et il les digère à merveille. Mais nous n’ajoutons point foi aux récits fabuleux de ceux qui prétendent que cet animal imite le langage de l’homme1. » — Ces récits ne sont pas tout à fait dénués de fondement. Si l’hyène n’imite pas le langage articulé de l’homme, elle fait entendre, surtout quand elle a faim, un cri singulier qu’on pourrait comparer au ricanement lugubre d’un homme.
Ours. — Ce type des plantigrades , c’est-à-dire des animaux qui marchent, non plus sur les doigts (digitigrades), comme le chat et le chien, mais sur la plante des pieds, est connu de toute antiquité. Il ÿ avait des ours figurés sur le baudrier d’Hercule2; et Jérémie (ni, 10) fait allusion à l’astuce de cet animal. Aristote a fourni le premier tous les éléments d’une histoire complète de Y ours, apx-roç, qui est notre ours brun d’Europe (ursus arctos, L.). Voici ce qu’il dit: L’ours est omnivore, mangeant des fruits, de la chah’, etc.3; il boit, en mordant, pour ainsi dire, l’eau4 5; les pieds de devant ressemblent à des mains s ; il a le poil long sur tout le corps, ce qui lui donne un aspect velu. Aristote avait dit que la durée de’ la gestation de l’ourse est de trente jours; et pendant deux mille ans cette assertion ne fut contredite par personne. Ruffon se mit le premier à en douter. « A ne raisonner,