Aristote, IUst. animal., ix
« qu’ils ont le sang froid, à peu près comme les autres animaux qui dorment en hiver. » Les hérissons ont le sang aussi chaud que les autres quadrupèdes; seulement leur température s’abaisse un peu pendant le sommeil
d’hiver. b .
En parlant des mœurs de ces animaux, Pline dit que non-seulement ils se mettent en boule dès qu on les touche, mais que, pour se défendre, ils lâchent en même temps leur urine. C’est probablement à cette habitude qu’est due 1 énorme quantité de puces dont ils sont couverts. Pline rapporte aussi que les hérissons se servent de leuis épines pour embrocher des pommes et d autres fruits répandus par terre et les porter dans des creux d arbres, leurs retraites '. Buffon doute de l’exactitude de cette observation, sans avoir été à même de la contrôler. Au reste, le hérisson est un carnassier insectivore, qui aime beaucoup moins les fruits que la chair.
Chauve-souris. — Les anciens sont entrés dans trèspeu de détails concernant les chauves-souris. Sont-ce des quadrupèdes (mammifères) ou des oiseaux ? Aristote se contente de dire que ce sont des animaux nocturnes bipèdes (vjy.Tïf £3cç oittoSêç), des êtres ambigus qui ont pour ailes des membranes (SepuouTEpa)1 2. Pline a donné une caractéristique beaucoup plus précise. « La chauve-souris ( vespertilio ) est, dit-il, de tous les volatiles le seul vivipare et le seul qui ait les ailes membraneuses. Seule aussi elle a des mamelles et donne à teter à ses petits. En volant, elle emporte avec elle ses deux petits. » — Tout cela est exact, à l’exception du dernier fait, qui paraît douteux.— « La chauve-souris, termine Pline, se nourrit de moucherons, et elle paraît n’avoir qu’un seul os de la hanche3.» — La dernière assertion est inexacte : la chau-