‹ Histoire de la zoologieChapitre 48 sur 132 · Pline, x · texte numérisé non relu

Pline, x

ve-souris commune ( vespertilio murinus, L.), ainsi que les autres espèces, telles que l’oreillard ( vespertilio aurilus , L.), la noctule (v. noclula, L.), la sérotine ( v . serotinus), etc., que les anciens ont confondues sous le nom générique de vespertilio ou de vux-Ép k , ont la hanclie composée de deux os (os iliaques).

Malgré ces données, la plupart des zoologistes ont continué jusqu’au dix-septième siècle à ranger les chauvessouris parmi les oiseaux.

Les Romains confondaient, sous le nom de mustela, la belette , le putois , le furet et la fouine. Les Grecs avaient trois noms pour désigner ces mêmes animaux : aïÀoupo;, yaÀvj et îxvîç. Le premier de ces noms, aîÀoupo;, qui signifie aussi chat , paraît avoir été appliqué à la genette ( viverra genetta , L.), plus grande que la fouine et ayant le corps marqué de taches noires, qui se réunissent si près sur la partie du dos, qu’elles paraissent former des handes noires continues. La genette, connue dans le midi de 1 Europe, en Asie Mineure, en Syrie, en Afrique, est facile à apprivoiser, guette les souris et a tellement les habitudes du chat, qu’on la nomme chat d’Espagne , chat genette. Voilà pourquoi le nom de aïÀoupo; pourrait signifier à la fois genette et chat.

Le nom de yaXïj , qui signifie également chat, a été rendu inexactement par belette. Celle-ci est beaucoup trop petite pour être comparable à un chat; puis elle est à peu près inapprivoisable, tandis que la fouine ( mustela Joina , L.) est non-seulement facile à apprivoiser, mais, par son instinct à prendre les souris, elle peut très-bien remplacer le- chat. On comprend donc que l'otXîj ait pu signifier à la fois fouine et chat. Quant à Hx-cU, c’est, selon toute apparence, notre belette ( mustela vulgaris).

Strabon applique le même nom au furet ( mustela f uro , L.), quand il dit que dans la Turditaine (Espagne)

on se sert à’icktis sauvages, apportés d’Afrique, pour faire la chasse aux lapins, qu’ils font sortir de leurs terriers1. Le furet, qu’on ne connaît aujourd’hui qu’à l’état de domesticité comme un animal utile aux chasseurs, n’est qu’une variété du putois ( mustela pulorius, L.), qui est un peu plus petit que la fouine.

Quant à l’hermine (mustela erminea, L.) et à la marte (mustela martes , L.), qui se rapprochent, la première de la belette , la seconde de la fouine, elles habitent les contrées les plus septentrionales de l’Ancien et même du Nouveau Continent, et devaient, par cette raison, être inconnues aux Grecs et aux Romains.il est à remarquer que les anciens, qui ont débité beaucoup de contes sur les mustela , ne mentionnent point une particularité caractéristique de ces carnassiers digitigrades, à savoir la matière odorante qu’ils sécrètent, matière qui a chez la fouine l’odeur du musc, et qui est d’une fétidité extrême chez le putois.

Castor et quelques autres mammifères qui tendent à disparaître. — Jadis répandu dans toutes les contrées tempérées de l’Ancien et du Nouveau-Monde, le castor ( castor fiber , L.) ne se rencontre plus aujourd’hui que dans un petit nombre de localités de ces deux continents. Cette diminution graduelle, qui aboutira, dans un avenir prochain, à l’extinction complète de l’espèce, a pour causes simultanées l’abaissement du niveau général des eaux, tant courantes que stagnantes, et l’instinct destructeur de l’homme, entretenu par la maudite soit de l’or, auri sacra famés.

Aristote ne parle du castor que pour le mettre au nombre des quadrupèdes sauvages qui prennent leur nourriture auprès des lacs et des rivières2. Pline donne des renseignements plus précis sur les castors (fibri),

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