‹ Histoire de la zoologieChapitre 52 sur 132 · Ibid., m · texte numérisé non relu

Ibid., m

les écrivains qui sont venus après lui, tels que arron, Pline, Galien, Oppien, Paul d’Égine, etc., ont compris parmi les cétacés tous les grands animaux marins, sans en excepter les requins, les thons, etc. Pline parle de dauphins à nageoires dorsales épineuses, tandis qu’il est constant que les dauphins en sont dépourvus. Et il raconte sérieusement qu’il y avait à Puteoli (Pouzzoles) un dauphin si bien apprivoisé qu’il se laissait monter pai un enfant, qu’on avait soin de garantir par des étuis contre les épines de ses nageoires. Il prétend aussi que les dauphins remontent le Nil et qu’ils y tuent les crocodiles en leur ouvrant le ventre au moyen de leurs nageoires epmeuses et tranchantes. Cuvier pense que les anciens donnaient le nom de dauphin tout à la fois au véritable dauphin et à une espèce de requin [squalus spinax de Linnej. Dans le platanista de Pline, il croit reconnaître le dauphin du Gange (susu platanista de Lesson *).

Parmi les autres animaux qui tendent a disparaître et qui méritent une mention plus spéciale, nous citerons les singes de l’ Ancien-Monde, la girafe, le crocodile et 1 ich-

neumon d’Égypte. . -

Sin-es de l’ Ancien-Monde. — Aristote connaissait

auatre espèces de singes : le pithèque çpi on

traduit généralement par simia ou singe), le cynocéphale (xuvoxfootte), le hèbe (xfiêo;) et le cochon-singe (yoipwn^.

Le pithèque est le magot {simia sylvanus , L.j . G est a lui particulièrement que s’appliquent les caractei es généraux qu’ Aristote a tracés des singes. En signalant leur ressemblance avec l’homme, il ajoute : « Le singe a des bras comme l’homme, mais velus; il les fléchit ainsi que les jambes, de la même façon que l’homme. Il a de plus

1 vov G. Rapp, Die Celacecn, p. 5 et suiv. (Tubmgue, 1837'. î CenueBufTon a décrit sous le nom de pühcque neta.t qu un

2‘ Le q snn rn anot était le môme animal à 1 état adulte. L am-

jeune maSol 2 > e lafio et les canines pas plus longues que celles rKme; l’adulte ale museau gros et avancé, les canines longues.

des mains, des doigts et des ongles qui ressemblent à ceux de l’bomme, si ce n’est que toutes ces parties tiennent davantage de 1 animalité (OvjpiwoeffTepov). Les pieds ont une forme particulière; ce sont comme de grandes mains : les doigts des pieds ressemblent aux doigts de la main, celui du milieu étant plus long que les autres. Le dessous du pied est en tout semblable au dedans de la main. Les pieds lui servent également de pieds et de mains, et il les plie comme les mains’. »

On voit que c’est dans Aristote que se trouvent tous les éléments de l’ordre des quadrumanes , établi par Buffon, qui a si admirablement distingué l’homme du singe dans ces mots dignes d’être reproduits : « Si l’on ne devait juger que par la forme, 1 espèce du singe pourrait être prise pour une tariété de 1 espèce humaine : le Créateur n’a pas voulu faire pour le corps de 1 homme un modèle absolument différent de celui de 1 animal; il a compris sa forme, comme celle de tous les animaux, dans un plan général : mais en meme temps qu’il lui a départi cette forme matérielle, semblable à celle du singe, il a pénétré ce corps animal de son souffle divin; s’il eût fait la même faveur, je ne dis pas au singe, mais à l’espèce la plus vile, à l’animal qui nous paraît le plus mal organisé, cette espèce serait bientôt devenue la rivale de l’homme : vivifiée par l’esprit, elle eût primé sur les autres; elle eût pensé elle eût parlé. Quelque ressemblance qu’il y ait donc entre le Hottentot et le singe, l’intervalle qui les sépare est immense puisqu’à l’intérieur il est rempli par la pensée, et au dehors par la parole1 2. >3

Du temps des Grecs et des Romains, le magot paraît avoir ete assez commun en Arabie, en Mauritanie, dans toute 1 Afrique septentrionale, où il est devenu très-rare.

Le cynocéphale des anciens est une simple variété du

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