‹ Histoire de la zoologieChapitre 57 sur 132 · Oppien, De venatione, ni, 4G · texte numérisé non relu

Oppien, De venatione, ni, 4G

c est la licorne ( monoceros ); elle a le corps d’un cheval, la tète d’un cerf, des pieds d’éléphant, une queue de sanglier, et, au milieu du front, une corne noire ayant deux aunes de longueur ; elle mugit fortement , et il est im- , possible de la prendre vivante1. » Élien, Solin, etc., ont renchéri sur ces descriptions, que les écrivains du moyen âge ont reproduites en les entourant de fictions. La licorne était chez les Perses le symbole du pouvoir monarchique, figuré sur les monuments de Persépolis.

Au rapport de Grarcias ab Horto 2, les premiers navigateurs portugais virent, entre le cap de Bonne-Espérance et le cap Gorrientes, un animal qui avait la tête et la crinière d’un cheval, avec une corne mobile au front. Il est bon de noter que c’est précisément dans cette région que, deux siècles plus tard, Sparrman et Barrow ont remarqué sur certains monuments un grand nombre de dessins d’un animal unicorne. Mais les anciens, à commencer par Gtésias, ont tous parlé de la licorne comme d’un animal de l’Asie. Gomment concilier des données si opposées? Charles Ritter a réuni quelques documents propres à éclaircir la question. En voici le résumé. La licorne des anciens est connue, chez les Thibétains, sous le nom de seru , chez les Mongols sous le nom de kere, et chez les Chinois sous celui de kio-tuan. On raconte que le fameux Gingis-Khan aperçut un scru (licorne) sur le mont Djada-Haring, au moment où il projetait d’envahir * l’Indostan, et que l’apparition de ce singulier animal lut pour lui un avertissement d’abandonner son projet. La licorne se trouve' indiquée sur la liste des animaux des montagnes du Thibet, rédigée en thibétain. Dans ces mêmes documents thibétains , consultés par le major Latter , la licorne est décrite comme un animal sauvage, indomptable, de la grandeur du cheval , fissi-

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