Historia aromatum, i
pède vivant en troupeaux sur la lisière du désert, à un mois’ de marche de Lassa1. D’autres documents concordent avec ceux-là, si bien qu’on peut aujourd’hui admettre que la licorne est une espèce d’antilope ( antilope rnonoceros ), dans laquelle l’une des cornes avorte de manière à la faire paraître unicorne.
L ’oryx d’Aristote, de Diodore, de Pline, d’Oppien , était aussi une espèce d’antilope, peut-être' 1 antilope leucoryx de Pallas, caractérisée par de longues cornes, droites. Suivant Belon, c’était la gazelle ( antilope gazclla , P.).
Le katoblêpas, nom qui signifie animal qui regarde en bas , est ainsi décrit par Pline : « Get animal sauvage habite les sources du Niger; il est petit, a les jambes grêles et la tête si démesurément grosse qu elle penche toujours vers le sol. C’est iort heureux, car quiconque regarde cet animal en face est aussitôt frappe de mort. » D’après M. Lenz, cet animal, auquel on attribuait un pouvoir fabuleux , est probablement le gnou ( antilope gnu de Gmelin), de l’Afrique australe.
Le strepsikêros, nom qui indique un animal aux cornes droites, contournées comme pau les pas d’une vis, était encore une antilope. Deux espèces ont des cornes semblables : l 'antilope addax, que Lichtenstein a rencontrée dans l’Afrique australe , et Y antilope strepsiceros de Pallas. Le dorkas libyque, dont Élien parle pour la vitesse de la course, était la gazelle proprement dite ( antilope dorcas , Pallas). Quant au kèmas , que le même auteur représente « rapide comme la tempête et se précipitant, les cornes en avant, sur le chasseur, » on ignore à quelle espèce d’antilope il faut le rapporter.
Classe des oiseaux. — Aristote a le premier nettement indiqué les caractères généraux qui distinguent les oiseaux de toutes les autres classes d’animaux. Ces carac-