‹ Histoire de la zoologieChapitre 61 sur 132 · Hérodote, n · texte numérisé non relu

Hérodote, n

sacer L ) ou plutôt le gerfaut , nom corrompu d ’hierofalco (faucon sacré). Le gerfaut a, comme le lanier [falco laniarius , L.), le bec et les pieds bleuâtres, de même que, comme chez tous les oiseaux élevés pour la fauconnerie, ses ailes sont presque aussi longues que k queue. Mais le gerfaut n’habite que la zone torride de l’ Ancien-Continent; il ne saurait donc être identique avec l’épervier sacré des Egyptiens.

En réduisant l’épervier des alouettes, le petit épervier et l’épervier tacheté à une seule espèce, à l’épervier commun (falco nisus , L.), Bufion est loin d avoir résolu la question dans le sens que les anciens donnaient au mot hierax ou acclpilev . Lu reste, cette réduction est tiès— bien justifiée quand il dit que 1 epervier des alouettes n est que la femelle dé la cresserelle ( falco tinnunculus , L.), que le petit épervier n’est que le tiercelet ou mâle de l’épervier commun, de même que V épervier tacheté n’en est qu’une variété transitoire.

Aristote ne connaissait que deux espèces de vautour , yty, « l’un petit et plus blanc, l’autre plus grand et de couleur plus cendrée1. « Mais il n’en donne aucun caractère distinctif; il ne distingua même pas les vautours des aigles, bien qu’il eût pu observer que les vautours, oiseaux lâches, ne se repaissent que de cadavres, tandis que les aigles ne s’attaquent qu’aux animaux vivants. Le petit vautour blanc d’Aristote était probablement le percnoptère d’Égypte ( vultur leucocephalus , Gmel.), facile à reconnaître à ce qu’il a la tête et le dessous du cou dégarnis de plumes, et qu’il est presque entièrement blanc, à l’exception des grandes plumes des ailes, qui sont noires. On le rencontre depuis l’Arabie et l’Égypte jusqu’en Norvège. Le grand vautour d’Aristote est le grand vautour cendré de Belon, ou le vautour brun de Cuvier ( vultur cinereus , Gmel.); il est plus grand que l’aigle commun.

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