‹ Histoire de la zoologieChapitre 63 sur 132 · üist. animal., ix · texte numérisé non relu

üist. animal., ix

de taches noires et de taches blanchâtres, par le dessous du corps blanc, croisé de bandes noires, par ses jambes couvertes jusqua l’origine des doigts de plumes blanches tachetées de points noirs, la hulotte se distingue de toutes les autres chouettes. Son cri hou , oû où oû ou, qui rappelle un peu le hurlement du loup, lui a fait donner par les Latins le nom d ’ ulula ( à’ululare , hurler). Cet oiseau de nuit, cuit dans de l’huile mêlée de saindoux et de miel, passait pour éminemment propre à cicatriser les plaies b

La chouette, que les anciens désignaient par à

cause de ses yeux bleuâtres, l’oiseau sacré de Minerve, de la déesse aux yeux bleus (y^auxw-n; AO-^vr,) , est tout simplement la femelle de la hulotte. Pendant des siècles elle a été prise pour une espèce particulière. Brisson, Bufl'on et tous les zoologistes du dix-huitième siècle ont décrit, sous le nom de chat-huant, la femelle du strix uluco. C’est Cuvier qui a, l’un des premiers, signalé l’erreur. « Le fond du plumage eët, dit-il, grisâtre dans le mâle (hulotte), roussâtre dans la femelle, ce qui les a fait longtemps considérer comme deux espèces distinctes. » Le cri hô hô, hdhôhô, hôhôhôhô, de la femelle ressemble, plus que le cri du mâle, à celui d’un appel fait par une voix humaine.

Le byas était le grand-duc ( strix bubo , L.). « Par sa forme il ressemble, dit Aristote, au glaux, et en grandeur il ne le cède pas à l’aigle2. » C’est, en effet, le plus grand des oiseaux de proie nocturnes ; et les anciens l’avaient dédié à Junon, comme l’aigle à Jupiter. Quant à sa ressemblance avec la hulotte ou le chat-huant, elle serait complète, s’il n’avait de chaque côté de la tête un bouquet de plumes qui lui forment des espèces d’oreilles ou de cornes. Son cri ouhoubouhou huibou, qu’il fait retentir

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