Uist. animal., vm
dans le silence de la nuit, est propre à effrayer les passants.
Aux trois espèces d’oiseaux de proie nocturnes que nous venons d’indiquer, Aristote ajoute : 1 ’otos (wtoç), Yéleos (tj.Eoç), Yægolios (ai-^ùto;) et le scops (<xxw-l/).
Aristote nomme l’oms parmi les oiseaux qui accompagnent les cailles à leur départ. « Il ressemble, ajoute-t-il, au chat-huant (femelle de la hulotte), et a des plumes relevées autour des oreilles. Quelques-uns l’appellent corbeau de nuit. Il est J jaseur et imite ce qu’il voit faire '. » Pline complète cette description en disant que l’olus est plus petit que le grand-duc (bubone minor ) et plus grand que les chats-huants ( nocluis major )1 2. Ces caractères ont suffi pour identifier Yotus avec le hibou ou moyen duc {Slrix otus , L.). Belon a le premier fait ressortir cette
identité, et Buffon 1 a suivi. ,
L ’éleos, qu’ Aristote dit être plus grand que le coq, a été identifié avec l’orfraie ou chouette des clochers ( strix flammea , L.), à cause de son cri lamentable. De là vient aussi sans doute son nom grec : eXeoç signifie lamentation. Cette chouette effraye en effet, dit Buflon, par ses soufflements, che, chai, chau, chiou , par ses cris âcres et lugubres, grei, gra, crei , et par sa voix entrecoupée, quelle fait souvent retentir dans le silence de la nuit.... Les tours, les clochers, les toits des églises et des autres bâtiments élevés lui servent de retraite pendant le jour, et elle en sort à l’heure du crépuscule; son soufflement, qu elle reitère sans cesse, ressemble à celui d’un homme qui dort la bouche ouverte; elle pousse aussi, en volant et en se reposant différents sons aigres, tous si désagréables, que cela joint à l’idée du voisinage des cimetières et des édises et encore à l’obscurité de la nuit, inspire de l’horreur et de la crainte aux enfants, aux femmes et meme