‹ Histoire de la zoologieChapitre 66 sur 132 · Aristote, De partibus animal., iv,M · texte numérisé non relu

Aristote, De partibus animal., iv,M

2. Le krex est le râle des genêts ( rallus crex, L.) ; il doit son nom au cri bref, aigre et sec, crex crex crex, qu’on prendrait pour le croassement de la rainette. Son plumage ressemble à celui des cailles, et comme il habite, comme celles-ci, les prairies, et qu’il fait son apparition à la même époque de l’année, on lui a donné le nom de roi des cailles, en croyant qu’il conduisait les bandes de ces oiseaux migrateurs. 11 a du- reste, comme Aristote l’avait déjà remarqué, tous les caractères des oiseaux des marais.

tête et le col tout à fait nus, et les plumes Manches, à l'exception du sommet des ailes et de f extrémité du croupion, qui sont d’un noir parfait ainsi que le coi et la tête Les jambes et le bec sont comme dans la première

espèce L , ,

L’ibis non- était, selon toute apparence, une espece de

courlis vert ( scolopax falcinellus, L.). Il ale devant du corps et les côtés du dos d’un beau marron fonce, le dessus du dos, des ailes et de la queue d’un vert chatoyant. En dehors de l’Égypte, il habite les côtes de la mer Noire et de la mer Caspienne.

L’ibis blanc était celui qu’on voit, comme symbole de l’Égypte, si souvent représenté dans les inscriptions hiéroglyphiques et les ornements des temples; le tuer ou le blesser, même, involontairement, était un des crimes les plus odieux. Du temps où il recevait les honneurs divins, on croyait cet oiseau si fortement attaché à sa patrie qu il se laissait mourir de faim quand on l’avait transporte ailleurs, et, selon une autre tradition de la même époque, il inspirait aux serpents une telle frayeur que la vue seule de ses plumes suffisait pour les mettre en fuite. Les prêtres égyptiens l’embaumaient avec un soin tout spécial.

A quelle espèce vivante correspond cet ibis blanc? Georges Edwards, en 1743, et Th. Shaw, en 1746, essayèrent les premiers de résoudre cette question en donnanties dessins de quelques momies d’ibis. Robert Bruce, qui entreprit, en 1769, un voyage aux sources du Nil, rencontra l’ibis blanc dans la Basse-Éthiopie, où les Arabes le connaissaient sous le nom d ' Abou-Bannes (Père-Jean). Blumenbach ouvrit, en 1794, une momie d’ibis, et en publia la description dans les Philosophical Transactions de la même armée. Enfin, Cuvier examina, dès 1804, plusieurs momies d’ibis qui lui avaient été en-

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