‹ Histoire de la zoologieChapitre 68 sur 132 · Belon, .\alure des oiseaux, liv. îv, p. 189 et suiv · texte numérisé non relu

Belon, .\alure des oiseaux, liv. îv, p. 189 et suiv

plus petit, est remarquable par les longues plumes soyeuses qu’il porte sur le dos. Ges plumes étaient jadis trèsrecherchées pour orner les casques des guerriers et les turbans du Padischah et du Grand Mogol. Le héron blanc argenté était particulièrement consulté par les augures : il annonçait un événement heureux, quand il volait dans la direction du nord ou du midi.

Le héron astcrias ou étoilé était aussi appelé paresseux. oxvb;, par Aristote. La mythologie le faisait venir d’esclaves jadis métamorphosés en oiseaux. Le héron étoilé est, suivant Belon, le butor [ardea siellaris , L.), qui se distingue des autres hérons par ses jambes beaucoup moins longues, par son corps un peu plus charnu et par son cou plus fourni de plumes. Solitaire, caché dans les roseaux, il se dérobe également à la proie qu’il guette et au chasseur qu’il craint. Il ne sort de sa retraite qu’après le coucher du soleil, en faisant entendre, au printemps, le cri : hi-rhoad , cinq ou six fois répété, espèce de mugissement de taureau, quasi bocitus tauri , d où probablement le nom de bulor. Le nom d ’astei'ias ou siellaris lui vient, suivant Scaliger, de son vol du soir, par lequel s élançant vers le ciel, il semble se perdre sous la voûte étoilée. D’autres le font dériver des taches dont est semé son plumage, taches qui sont disposées en pinceaux plutôt qu’en étoiles.

Cigogne. — « Les cigognes ont, dit Aristophane, une vieille loi, d’après laquelle les jeunes, dès qu ils sont en état de voler, doivent nourrir leur père 1 . » Ce lait, trèsaccrédité dans l’antiquité, n’a été confirmé par aucun observateur moderne ; on n’a pas non plus observé que, comme le prétend Aristote, les cigognes, blessées dans les combats, se guérissent en appliquant de 1 origan sur

les plaies. x . . , ,

Le pelargos (7r£)>apYoç) des Grecs, le ciconia des Latins,

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