‹ Histoire de la zoologieChapitre 69 sur 132 · Aristophane, Avcs, v · texte numérisé non relu

Aristophane, Avcs, v

est, à n’en pas douter, notre cigogne blanche, arclea ciconia , L. Elle fait claqueter son bec d’un bruit sec et vivement répété, que les anciens rendaient par les onomatopées de crépitât , glolterat, et que Pétrone comparait au bruit des crotales, crotatislria .

A l’occasion de la cigogne, Aristote fait une remarque importante qu’il applique aussi à d’autres oiseaux. «Il ne faut pas, dit-il, croire, comme quelques-uns le prétendent, que tous les oiseaux qui disparaissent l’hiver, s en aillent dans des climats plus doux. Ceux qui, comme les milans et les hirondelles, habitent près de leurs demeures habituelles, s’y retirent; ceux qui en sont plus éloignés ne quittent point le pays où ils vivent, mais ils s’y tiennent cachés. Ainsi, on a trouvé des quantités d’hirondelles dans des creux, toutes dépouillées de plumes — La cigogne, le merle, la tourterelle, l’alouette se cachent de même '. » Cependant la cigogne est généralement regardée comme un oiseau de passage. Quant aux autres oiseaux désignés, on avait de tout temps observé des migrations comme celles des hirondelles et des tourterelles. On se rappelle ce texte du prophète Jérémie :

La tourterelle, l’hirondelle et la cigogne savent discerner la saison de leur passage; mais mon peuple n’a point connu le temps du jugement du Seigneur 1 2.

« Personne ne sait, dit Pline, d’où viennent les cigognes, ni où elles vont. » Cette ignorance a duré jusqu’au seizième siècle de notre ère. C’est JBelon cpti a le premier observé que les cigognes viennent passer l’hiver en Égypte et dans le nord de l’Afrique. « Nous avons témoigné, dit-il, d’en avoir vu les plaines d’Egypte blanchir, tant il y en avoit dès le mois de septembre et d’octobre, parce qu’étant là durant et après l’inondation, n’ont faute de pâture ; mais trouvant là l’été intolérable pour sa vio-

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