Jérémie, viii
12(i HISTOIRE DE LA ZOOLOGIE.
lente chaleur, viennent en nos régions, qui lors leur sont tempérées, et s’en retournent en hiver pour éviter la froidure trop excessive ; en ce contraires aux grues, car les grues et oies nous viennent voir en hiver lorsque les cigognes en sont absentes L » Cette observation a été confirmée par Shaw et d’autres voyageurs.
Dans l’antiquité comme de nos jours, les cigognes ont été révérées ou protégées d’une manière spéciale comme les animaux les plus utiles pour la destruction des serpents, des rats, etc. .
Le gheranos (jÉpavoç) des Grecs, le grus des Latins, es , incontestablement la grue ( ardea grus, L.), de tous les oiseaux migrateurs celui qui exécute les courses les plus lointaines. En Grèce, on réglait, par le départ de la grue et par leë cris qui l’accompagnent, l’epoque de labourer la terre. Hésiode et Aristophane en témoignent. Chez les Romains, l’élévation des grues dans les airs était regardée comme un présage de pluie :
.... Nunquam imprudentibus imber Obfuit; aut ilium surgentem vallibus imis Aeriæ fugere grues1 2....
Suivant Aristote, les grues passent des plaines de la Scytliie aux marais de la Haute-Egypte, vers les sources du Nil, allant ainsi d’une extrémité de l’Ancien-Contment à l’autre. Les anciens parlaient beaucoup des combats des grues avec les Pygmées dans la Haute-Egypte. Aristote "ne dit rien de ces combats, mais il affirme 1 existence des Pygmées. « Ce sont, dit-il, des hommes de petite taille dont les chevaux sont petits aussi et qui habitent dans des cavernes. » Buffon a essayé d expliquer cette fable en prétendant que les Pygmées étaient des singes qui, très-friands des œufs des cigognes, cherchaient a en surprendre les nichées ; de là lutte.