‹ Histoire de la zoologieChapitre 72 sur 132 · Martial, Epigr. un · texte numérisé non relu

Martial, Epigr. un

recherchée des gourmets de Rome. L’empereur Vitellius en faisait toujours servir sur sa table. Une plume rouge, qui donne son nom à un oiseau, et une langue goûtée des gourmets, ont inspiré à Martial cette épigramme :

Dat mihi penna rtibens nomen : sed lingua gulosis Nostra sapit ; quid si garrula lingua foret1?

Suivant Lampridius, l’empereur Héliogabale faisait servir, dans ses festins, de la cervelle de flamant.

Parmi les autres oiseaux connus des anciens et qui échappaient aux principales classifications d’Aristote, nous citerons le pélican, la bécasse, la caille, la perdrix, l’hirondelle, l’autruche.

Pélican. — « Les pélicans, tîeXcxSvsç, changent d’habitation, dit Aristote, en volant du Strymon à l’Ister (Danube) Fréquentant les rivières, ils avalent de grands

coquillages lisses, et après les avoir digérés dans une poche qui précède l'estomac (lv t.oo Trjç xotXîaç tôtïw), ils les rejettent pour y prendre la chair et la manger2.» De tout temps, les pélicans paraissent avoir été très-communs sur le Strymon, fleuve de la Macédoine, puisqu’un naturaliste du seizième siècle, Belon, en a trouvé les eaux de ce fleuve en quelque sorte couvertes. Il observa aussi le sac qu’ils ont sous le bec, pour y mettre leurs aliments tout simplement en réserve, et non pas pour les y digérer.

L ’onocrolalus de Pline est le pélican, to/æxSv, d Aristote. « L’onocrotale ressemble, dit Pline, au cygne; il ne s’en distingue que par le sac qu’il a à l’entrée de la gorge. Ce sac est si spacieux, que l’insatiable animal y entasse tout ce qu’il prend. Une fois rempli, il en fait sortir ce qu’il veut avaler, à la façon des ruminants 3. »

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