‹ Histoire de la zoologieChapitre 74 sur 132 · Ilist. animal., vm · texte numérisé non relu

Ilist. animal., vm

2 C’est le roi des cailles dont nous avons parlé plus haut (p. 1 18). Notons ici que l’empereur Frédéric II, dans son traité De arte 'enn^ \ a le premier dit que les conducteurs des cailles sont des râles: Ralh tcTTCStvcs , qui dicuntur duces coturnicutn .

Varron, dans son traité De re rustica , nous apprend que de son temps on faisait un commerce très-lucratif avec des cailles et des ortolans engraissés dans des volières. Les combats de cailles étaient, comme les combats de coqs, un genre d’amusement fort goûté des Grecs, ainsi que nous l’apprennent Aristophane, Platon, Lucien, Athénée.

Perdrix. — Buffon a le premier démontré que la perdrix, 7csp3iç, dont parle Aristote était l’espèce rouge, la bartavelle ( perdix græca, Briss.) ; il soutient qu’il n’y a peut-être jamais eu de perdrix grise ( tetrao perdix1 L.) en Grèce, « puisque, dit-il, Athénée marque de la surprise de ce que toutes les perdrix d’Italie n’avaient pas le bec rouge, comme elles l’avaient en Grèce. Il est certain que la perdrix grise n’est pas également commune dans toutes les parties de l’Europe ; et il paraît qu’elles fuient la grande chaleur comme le grand froid.» On n’en trouve, en effet, ni dans la zone torride ni dans la zone froide. Si ces paroles de Pline': Venere in Italiam Bebrîacensibus bellis civilibus Irans Padum et novæ axes ( ila enim adliuc vocantur ) turdorum specie, paulum infra columbas magnitudine , sapore gratæ, ont de l’autorité, si « les oiseaux un peu moins grands que des pigeons, et, pour la saveur de leur chair, aussi recherchés que les grives, enfin si ces oiseaux, qui s’appelaient nouveaux encore du temps de Pline, étaient réellement nos perdrix grises , l’époque de leur apparition en Italie est positivement fixée : elle remonte a 1 an 69 de notre ère, à l’année où l’empereur romain Oihon, battu par les troupes de Yespasien à Bebriacum (entre Crémone et Vérone), mit lui-même fin à sa vie.

La perdix des anciens est donc la bartavelle ou perdrix grecque. « Us ne pouvaient guère connaître, dit trèsbien Bufion, que des perdrix rouges, puisque ce sont les seules qui se trouvent dans la Grèce, dans les îles de la

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