‹ Histoire de la zoologieChapitre 75 sur 132 · Pline, x · texte numérisé non relu

Pline, x

Méditerranée, et, selon toute apparence, dans la partie de l’Asie conquise par Alexandre. »

Le strouthos des Grecs. — Le mot gt poirôôç ou G-rptr'Ooç (ô et signifie à la fois moineau et autruche. Cardan a voulu expliquer cette singularité en prétendant que le moineau est du même genre que l’autruche, ce qui est absolument faux, comme l’aVait déjà montré Scaliger. Êlien distingue ces deux oiseaux l’un de l’autre, en appelant le moineau le petit strouthos , axcooboq 6 gt/.poç, et l’autruche la grande strouthos, GvpouOoç r, (uy^Xr,. Mais longtemps avant Élien, on avait distingué l’autruche du moineau par des épithètes spéciales : Hérodote l’appelait strouthos terrestre; Aristote, strouthos libyque ; Hérodien, strouthos mauritanien ; Lucien, strouthos à vol terrestre, yaixoam-erjç, etc.

Tous représenlent l’autruche comme un oiseau particulier à l’ Arabie et à l’Afrique. Xénophon raconte que les cavaliers sont obligés de renoncer à la poursuite des autruches, parce qu’elles courent plus vite qu’eux en se servant en même temps de leurs ailes comme de voiles1. « L’autruche, dit Aristote, a des plumes comme les oiseaux, des poils et des cils comme les quadrupèdes; elle est également, comme ces derniers, impropre au vol. Gomme les oiseaux, elle a deux pieds, mais ses pieds sont bifides ou à deux doigts, comme ceux de beaucoup de quadrupèdes, auxquels elle ressemble encore par sa grandeur2. » Diodore, qui paraît avoir le premier employé le mot de slroulhocamelos , GxpouôoxauTiXoç , pour, désigner l’autruche, a donné de cet oiseau du désert la description suivante : « L’autruche tient à la fois de la nature des oiseaux et des chameaux , comme l’indique son nom , de slroulhocamelos. Elle est à peu près de la grosseur d un chameau nouveau-né ; la tête est couverte de poils légers :

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