Tile-Live, vu, 2G
teur a été souvent un objet de discussion. Ainsi, tandis cju Aristote affirme que les hirondelles ne passent point l’hiver en Grèce, Hérodote dit qu’on en trouve en Éthiopie toute l’année. D’autres soutiennent, et Aristote est de ce nombre, que toutes les hirondelles n’émigrent pas, et .que beaucoup d’entre elles se réfugient à l’entrée de l’hiver dans des creux, notamment aux bords des eaux, pour tomber dans une sorte de léthargie (sommeil hivernant), d’où elles ne se réveillent qu’au printemps. Chose digne de remarque, cette dernière assertion, bien que fort ancienne, ù’a pas encore été scientifiquement vérifiée jusqu’à ce jour.
Aristote affirme avec raison que l’hirondelle fait deux pontes; il dit aussi que si les yeux des petits, dans les premiers jours de leur éclosion, sont crevés par quelque accident, ils se guérissent et recouvrent la vue. Pour l’expliquer, il ajoute que « lorsque les petits éclosent, leurs yeux ne sont pas faits, mais ils se font (ils naissent aveugles), et dans cet état les yeux crevés peuvent se reconstituer ' . » En reproduisant ce fait, Pline dit que les jeunes hirondelles, ainsi aveuglées, sont guéries par leurs parents au moyen d’une herbe nommée la chèlidoine , ou herbe à l’hirondelle (de -/sAiSwv, hirondelle)1 2. Cardan, Redi, Lahire, se sont assurés, par des expériences faites sur de toutes jeunes hirondelles, que le cristallin même peut se reproduire, mais qu’on n’a pa6 pour cela besoin de la chèlidoine.
On admet qu’ Aristote a désigné trois espèces d’hirondelles sous les noms de chelidân, d 'apode et de drepanis. Le chelidôn serait notre hirondelle commune, l’hirondelle de cheminée (hirundo ruslica,L.), dont le gazouillement matinal est très-bien exprimé par ces onomatopées des anciens; ijncupîÇuv, sinzilulare , minurisare , etc. L’u-