Aristote, llist. animal., vm
alouette. Mais il y en a de différentes espèces. Les Grecs en connaissaient deux : l’une qui a une huppe sur la tête et vivait solitaire ; c’est à cette espèce que s’appliquait le mot korydos ou korydalos (de korys , casque); l’autre, qui n’a pas de huppe, est plus petite, et va par bandes. Cette dernière paraît être notre alouette des champs ( alauda arvensis). « Elle marche sur terre, remarque Aristote, et se ‘ roule dans la poussière pour se débarrasser des insectes . qui l’incommodent. » La première espèce est le cocheyis ou la grosse alouette huppée ( alauda cristala , L.). Moins commune que l’alouette des champs, elle est cependant assez répandue en Europe. Rappelons en passant que le mot alauda est d’origine celtique ou gauloise, et que ce nom avait été donné à une légion romaine *.
Reptiles. — La division des animaux en ceux qui marchent, volent et rampent, indiquée dans la Genèse, a été reprise et développée par Aristote. Voici ce qu'il dit de la classe des reptiles : « Les autres animaux mesurent l’espace avec leurs jambes; les reptiles (-à iomer cixà) le mesurent avec leur corps même.... Gomme leur corps est long et étroit, il semblerait, au premier coup d’œil, qu’il s’avance au même moment dans toute sa largeur; mais, en y regardant de plus près, on voit que ce sont les parties de la droite qui se meuvent les premières, celles de la gauche ne s’avancent qu’après.... Il y a des reptiles chez lesquels le mouvement est ondulatoire, quoique le corps ne cesse point de porter dans toute sa longueur sur la surface de la terre1 2. » Cette citation montre que la classe des reptiles ne comprenait primitivement que les lézard*, les crocodiles (reptiles à corps long et étroit'' , et les serpents (reptiles à mouvement ondulatoire). Les tortues ( chéloniens ) et les grenouilles ( batraciens ) ny étaient pas encore comprises.
1 Pline xi 44.