Itisl. animal., i, c
Mais' il résulte d’un passage d’Aristote qu’une grosse chenille qui a des espèces de cornes (beaucoup de chenilles du genre bombyx sont garnies d’épines semblables à des cornes) fournit , en se métamorphosant, des fils de soie (pojxëûx ta) que les femmes dévident et dont on fait ensuite des étoffes. Il attribue cette découverte à Pampbyle, fille de Latoüs, dans l’île de Gos1.
Beaucoup d’auteurs latins, tels qu’Horace, Virgile, Properce, Martial, Pline, Claudien, etc., ont parlé d’étoffes de soie ( sericea ) comme étant en usage de leur temps chez des personnages riches.
Idées des Grecs sur la génération spontanée des animaux.
Anaximandre et Empédocle peuvent être regardés comme les auteurs du système de la transformation et du perfectionnement successifs des espèces animales. Les premières espèces , les espèces types, proviennent , disaient-ils, d’une génération spontanée ; elles n'étaient primitivement pas aussi parfaites que celles que nous avons aujourd’hui sous les yeux ; mais elles se sont perfectionnées après plusieurs générations successives2. Aristote donnait un sens plus restreint au mot de génération spontanée (cpuo-iç y.aO’ sau-r^v duTotoxY);). Il 1 admettait pour tous les êtres qui ne naissent pas vivants ou qui ne proviennent pas d’un œuf. La théorie d’Aristote réunit la majorité des zoologistes dans l’antiquité et au moyen âge. Elle a été reprise, mais sous un tout autre point de vue, de nos jours, par M. Pouchet, combattu par M. Pasteur, partisan de la théorie contraire, d’après laquelle tout être vivant provient d’un œuf ou d’un germe préexistant.