‹ Histoire de lécriture dans lantiquitéChapitre 54 sur 79 · CONSONNES · texte numérisé non relu

CONSONNES

Gutturales ^ ^

kl kha

Palulales ^ iç

Iclia tcliha

Cérébrales ^ ;5

ta Iha

Dentales tt ^

(a tha

Labiales if 1|

pa pba

Semi-voyelles X( X

Sifflantes ^ ^

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Sa

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Ta

sa

ha

A ces lettres il faut encore ajouter deux signes, Yannimvdra et le visarga. Le premier, qui est exprimé par un point placé au-dessus de la ligne, correspond à une nasalisation du son, le plus souvent à l'wi; l'autre, le visarga, représente une aspiration de nature particulière et est rendu par deux points (:); dans certaines positions, par exemple devant les labiales, il se modifie légèrement, et les deux points sont remplacés par deux demi-cercles (s), ou deux zéros (g), placés ù droite de la lettre.

L'alphabet sanscrit ne se présente pas d'une façon aussi simple dans la pratique de l'écriture. Le procédé dont nous avons trouvé le principe dans l'indo-bactrien, et qui consistait à suspendre les lettres les unes aux autres pour exprimer les sons complexes, se développe dans le dévanâgari. Non seulement l'a bref ne s'écrit ni au milieu ni à la fin des mots, puisqu'il est inhérent à la consonne, mais les autres voyelles sont remplacées, dans le corps des mots, par des signes qui diffèrent de la forme pleine. L't bref devient Tet précède la consonne dans l'écriture, quoiqu'il la suive dans la prononciation. Les quatre voyelles médiales T <î, "^ t, "^ (J et^ au se mettent après la consonne; six autres,^ «, ^ û, r et f (= r et v voyelles), *« / et »* / (=/ et / voyelles), s'accrochent au bas des consonnes; deux, "^ ^ et aï, sont placées au-dessus. Enfin, les consonnes se soudent de façon à former des groupes dont le nombre s'élève à plus de 800.

On voit ainsi le sanscrit, par un phénomène étrange, arriver à un système qui rappelle l'écriture cunéiforme assyrienne; seulement, il existe entre les deux écritures une différence essentielle : en sanscrit, il n'y a ni homophones ni polyphones, parce que l'écriture indienne est partie non

(le l'idéograpliisme, mais du phonélisiuc absolu. Chaque caraclère correspond non pas à un ancien idéograunnc, susceptible souvent de plusieurs lectures, mais à un ensemble de sons, dont chacun est représenté dans ce groupe complexe. L'écriture indienne est le résultat d'une analyse savante des diiïérentes combinaisons des sons du langage. Mais, même dans son parfait développement, elle trahit son origine sémitique; au fond, c'était une écriture syllabique, chaque lettre supposant un a bref; il en est résulté que, lorsqu'une consonne devait être prononcée sans voyelle, on a été obligé de la souder à la suivante, pour indiquer que les deux consonnes devaient se suivre immédiatement.

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